Faut-il rouvrir les négociations commerciales entre industriels et grande distribution ? Plus le conflit au Moyen-Orient se prolonge, plus la question se fait pressante. L’Association nationale des industries alimentaires, qui affirme parler au nom de 23 000 entreprises de l’agroalimentaire, est sortie du bois, vendredi 17 avril, appelant à des « ajustements ciblés », pour tenir compte de « situations hétérogènes ». Une semaine plus tôt, les coopératives laitières étaient allées un cran plus loin demandant « une réouverture des négociations sur les marques ». Sachant que La Coopération agricole, syndicat qui fédère l’ensemble des coopératives agricoles, avait tiré le signal d’alarme dès le 11 mars.
Mais la situation est délicate, d’autant que le conflit a éclaté alors que l’encre des contrats fixant les tarifs annuels des produits alimentaires à marque était encore fraîche. En effet, les négociations toujours très tendues entre industriels et distributeurs se sont achevées le 1er mars. Depuis, le cours du pétrole et celui du gaz ont bondi puis fait le yoyo au gré des fluctuations de la navigation dans le détroit d’Ormuz, des combats et des espoirs de cessez-le-feu au Moyen-Orient.
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Source:
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