Le procès des meneurs présumés de la DZ Mafia avait déjà joué les prolongations, mais c’est désormais sur le tapis vert que va se disputer un après-match. Le procureur général de la cour d’appel d’Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), Franck Rastoul, a saisi, mercredi 22 avril, la bâtonnière de Marseille et les procureurs généraux de Toulouse et Paris pour « des propos qui posent question sur le plan déontologique et disciplinaire ».
Cette dénonciation concerne quatre des dix avocats qui, du 23 mars au 14 avril, ont défendu six accusés, parmi lesquels Amine Oualane, acquitté d’une accusation d’« association de malfaiteurs », et Gabriel Ory, condamné pour « complicité de meurtres en bande organisée » à vingt-cinq ans de réclusion criminelle. Désignés par la police judiciaire comme des pères fondateurs de la DZ Mafia en 2023, ils étaient jugés pour l’assassinat, en 2019, dans un hôtel Formule 1 de Marseille, d’un narcotrafiquant marseillais et de l’ami qui partageait sa chambre.
Les audiences, émaillées de très nombreux incidents procéduraux, dans une cour d’assises s’apparentant parfois à une arène, avaient donné lieu à des débordements et des cris, que le procureur général ne veut pas laisser sans suite. Sa saisine des bâtonniers vise Christine d’Arrigo (Marseille), Emmanuelle Franck (Toulouse), Raphaël Chiche et Karim Morand-Lahouazi (Paris).
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Source:
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