Les rebelles touaregs ont déclaré, dimanche 26 avril, avoir conclu un « accord » permettant aux soldats russes de l’Africa Corps de se retirer de la ville-clé de Kidal, dans le nord du Mali, qu’ils disent « désormais » contrôler « totalement ».
Les combats ont repris dimanche matin dans cette ville entre les indépendantistes touaregs du Front de libération de l’Azawad (FLA), appuyés par les djihadistes du Groupe de soutien de l’islam et des musulmans (GSIM), affiliés à Al-Qaida, contre l’armée malienne soutenue par des mercenaires russes. « Un accord a été conclu pour permettre à l’armée et à ses alliés d’Africa Corps de quitter le Camp 2, où ils étaient retranchés depuis [samedi] », a déclaré à l’Agence France-Presse (AFP) un responsable des rebelles touaregs.
Samedi, le GSIM a revendiqué une série d’attaques coordonnées avec la rébellion touareg contre des positions stratégiques de la junte au pouvoir au Mali, en périphérie de Bamako et dans plusieurs villes du pays sahélien.
Le ministre de la défense malien tué samedi
Kidal, bastion de la rébellion touareg, avait été reprise en novembre 2023 par l’armée malienne appuyée par des combattants du groupe paramilitaire russe Wagner, mettant fin à plus d’une décennie de contrôle par des groupes rebelles.
Le Mali est en proie depuis plus d’une décennie aux violences djihadistes, mais, depuis la prise du pouvoir par la junte, en 2020, les attaques de samedi du GSIM et du FLA sont sans précédent. Dès l’aube, des combats ont opposé l’armée et les assaillants, ils se sont poursuivis dans l’après-midi en périphérie de Bamako et dans plusieurs villes du pays.
Sadio Camara, le ministre de la défense malien, l’un des principaux responsables de la junte au pouvoir, a été tué dans l’attaque menée samedi par le GSIM contre sa résidence, a appris l’AFP dimanche auprès de sa famille, de sources gouvernementale et militaires.
Samedi soir, le gouvernement malien avait annoncé que les combats avaient fait 16 blessés civils et militaires et des « dégâts matériels limités », affirmait alors que « la situation est totalement sous contrôle dans l’ensemble des localités » attaquées.
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