Des portraits d’Adolf Hitler ainsi qu’un insigne SS collés sur les murs du Vieux Nice. Près de la gare, des affiches représentant des femmes blondes et l’inscription « Les Niçoises aux Niçois ». Dans certains collèges et lycées, des signes nazis tagués dans les toilettes. Sur la promenade des Anglais, des joggeurs aux tee-shirts noirs arborant une kalachnikov et l’inscription « Defend Europe », « défendre l’Europe » en français. A Nice, les groupuscules d’extrême droite imposent de plus en plus leur présence dans l’espace public.
« Dès qu’ils ont compris que [Eric] Ciotti allait devenir maire, au début de l’année, ils ont commencé à sortir du bois », analyse Marion, une jeune libraire, militante de gauche. Elle n’a pas souhaité donner son identité, craignant « pour sa sécurité ». « Nice a toujours été très très de droite, mais là, entre la mort de Quentin [Deranque, à Lyon, le 14 février] et les municipales, la ville a changé en quelques semaines », estime-t-elle.
Près de l’appartement de la jeune femme se trouvent les tout nouveaux locaux du groupe néofasciste local Aquila popularis, composé notamment d’anciens militants issus du groupuscule néonazi Les Zoulous Nice : leur bar associatif, baptisé Lou Barri (« le rempart », en provençal), se faisait, jusqu’ici, plutôt discret depuis la rue.
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Source:
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