Un mois et demi après avoir conquis la mairie de Bordeaux, Thomas Cazenave (Renaissance) est devenu officiellement, vendredi 24 avril, le nouveau président de Bordeaux métropole. Sans surprise. Car son groupe politique, Bordeaux Métropole Unie, majoritaire avec 64 élus sur 104 – vingt-cinq pour le Parti socialiste (PS), quatorze pour les Ecologistes et un élu du Rassemblement national –, ne laissait planer aucun doute.
En s’installant à la place qui lui est désormais dédiée, celui qui a renversé Pierre Hurmic, ne cache pas sa satisfaction d’avoir atteint son ambition. Celle de composer, désormais, avec une nouvelle assemblée politique presque totalement acquise à sa cause.
A la tête d’une coalition de la droite et du centre, Thomas Cazenave a voulu d’emblée imprimer sa marque. La veille de son élection, il a révélé son « projet de mandature », signé par ses colistiers, mais aussi, fait surprenant, par le groupe PS métropolitain. Bien qu’il se défende de réintégrer une gouvernance de cogestion qui existait jusqu’en 2020, consistant à confier le pilotage de l’institution à des maires de sensibilités différentes, il a proposé un projet de mandature aux chefs des groupes PS et écologistes, autour de discussions programmatiques. Avec un choix clair : voter ce projet et le rejoindre dans la majorité métropolitaine. Ou le refuser, et être, de facto, dans l’opposition. « J’ai voulu qu’on bâtisse une majorité de projets, loin des étiquettes politiques. Je suis à la tête du groupe majoritaire et pour autant je n’avais pas de raison de ne pas ouvrir la porte à toutes celles et ceux qui partageraient notre projet », argue-t-il.
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Source:
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