Suppression de l’allocation provinciale de rentrée, y compris pour les enfants handicapés, hausse du ticket modérateur, même pour les patients en longue maladie dépendants de l’aide médicale, coup de rabot sur les bourses désormais réservées aux familles installées depuis plus de dix ans, disparition des aides aux vacances des enfants les plus modestes… Au lendemain des violences de mai-juin 2024 qui ont dévasté l’économie de la Nouvelle-Calédonie, la province Sud, collectivité la plus touchée par les émeutes urbaines, avait serré la vis sur toute sa politique sociale. Au point que certains, comme le parti non indépendantiste du centre droit Calédonie ensemble, avaient dénoncé « une mesure de rétorsion », l’immense majorité des auteurs de violence étant issue des quartiers populaires du grand Nouméa.
Vendredi 24 avril pourtant, la province a affiché une santé financière bien éloignée de la catastrophe annoncée fin 2024, lorsque sa présidente depuis 2019, la cheffe de file des loyalistes Sonia Backès, prédisait une année « cataclysmique » : après examen des comptes administratifs, il apparaît que les quelque 65 millions d’euros épargnés lors des exercices précédents n’ont pas été mis à contribution, et que l’année 2025 s’achève même sur un résultat positif de près 15 millions. Soit 80 millions d’euros épargnés par la collectivité, malgré des recettes fiscales en berne.
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