D’un côté, des baisses d’impôts pour les grandes entreprises et des facilités pour les investisseurs. De l’autre, une réduction des dépenses publiques et le choix de répercuter la hausse des cours du pétrole directement sur le portefeuille des Chiliens. Au pouvoir depuis le 11 mars, José Antonio Kast réincarne les « Chicago Boys », ce groupe d’économistes auquel appartenait son frère Miguel Kast, dont les préceptes néolibéraux ont été appliqués dans le pays andin lors de la dictature d’Augusto Pinochet (1973-1990).
Le président d’extrême droite a présenté mercredi 22 avril le projet de loi « pour la reconstruction nationale et le développement économique et social ». Son premier défi législatif se trouve désormais entre les mains des députés. « Les finances publiques souffrent d’un déficit chronique et d’un endettement qui compromettent la viabilité du Trésor public à moyen terme », est-il écrit en préambule du texte de 33 articles.
Le fondateur du Parti républicain attribue en partie cette « crise fiscale » à une « mauvaise gestion » du président de gauche sortant. Gabriel Boric a terminé son mandat avec un déficit budgétaire de 2,8 % du produit intérieur brut (PIB) en 2025, au-dessus de l’objectif fixé. La dette publique est passée de 3,9 % en 2007 à 41,7 % du PIB en 2025. De tels niveaux seraient considérés comme excellents en Europe puisqu’ils correspondent peu ou prou à celui de l’Allemagne pour le déficit public (2,9 %) et les Pays-Bas pour la dette (44,4 %)
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