L’homme suspecté d’avoir ouvert le feu lors d’un gala de la presse annuel auquel assistait Donald Trump a été inculpé ce lundi 27 avril pour « tentative d’assassinat » sur le président américain et deux infractions liées aux armes.
Cole Allen, 31 ans, encourt une peine de prison à perpétuité s’il est reconnu coupable d’avoir tenté de tuer Donald Trump lors du dîner des correspondants de la Maison Blanche. Originaire de Torrance, près de Los Angeles, en Californie, ce dernier « est apparu calme et a répondu calmement aux questions du juge » ce lundi, a rapporté le New York Times.
Lors de cette audience devant un tribunal fédéral de Washington, il n’a pas indiqué comment il comptait plaider et a été maintenu en détention dans l’attente d’une nouvelle comparution.
Les représentants du ministère public ont expliqué au tribunal que Cole Allen était en possession d’un fusil à pompe, d’un pistolet semi-automatique et de trois couteaux lorsqu’il a tenté de forcer le dispositif de sécurité de l’hôtel Hilton, où se tenait l’événement.
Un « culte de la haine venu de la gauche »
Plusieurs coups de feu ont été tirés avant que le tireur présumé ne soit maîtrisé, à un point de contrôle à l’entrée de la salle où le dîner avait lieu. Il ne s’est pas approché du président ni des autres invités. Des membres de l’administration ont présenté cette attaque comme la troisième tentative d’assassinat contre Donald Trump, 79 ans, en moins de deux ans.
Le suspect est notamment accusé d’avoir envoyé, quelques minutes avant de passer à l’acte, un texte à sa famille dans lequel il évoque un dirigeant qu’il qualifie de « pédophile », « violeur » et « traître », mais ne nomme pas Donald Trump directement.
Le procureur général par intérim, Todd Blanche, a affirmé lors d’une conférence de presse que « les agents des services secrets ont immédiatement appréhendé et arrêté le suspect ». Selon lui, Cole Allen « est tombé au sol et a subi des blessures légères, mais n’a pas été touché par balle ».
La Maison-Blanche a dénoncé un « culte de la haine venu de la gauche », accusée d’attiser la violence politique, tandis que des responsables démocrates ont au contraire pointé une dérive du climat politique actuel.
« Je n’étais pas inquiet », s’est vanté Donald Trump
Samedi soir, des agents du Secret Service, chargés de la sécurité des hautes personnalités, ont évacué Donald Trump, ainsi que son épouse Melania Trump et le vice-président JD Vance, après les tirs de l’assaillant.
Les images des caméras de sécurité diffusées par Donald Trump lui-même sur son réseau Truth Social ont montré une personne qui se rue au travers du portique de détection de métaux situé à l’entrée de la salle où se tenait le gala, et plusieurs membres des forces de l’ordre dégainant leurs armes.
Les tirs ont bouleversé le dîner annuel du gratin de la politique et des médias washingtoniens, dont les centaines d’invités en smoking et robe longue ont dû se coucher à terre entre les tables à nappe blanche de l’immense salle de bal de l’hôtel Hilton.
« Je n’étais pas inquiet », s’est vanté Donald Trump dimanche lors de l’émission « 60 Minutes » sur la chaîne CBS. « Ce n’est pas la première fois ces dernières années que notre République est attaquée par un assassin en puissance qui cherchait à tuer », avait-il réagi dès samedi soir, encore en smoking, pendant une conférence de presse donnée à la Maison Blanche.
Source:
www.huffingtonpost.fr



