Ce fut l’un des mantras du premier quinquennat d’Emmanuel Macron : installer une culture de l’évaluation dans le système éducatif français. Au nom de cette volonté, Jean-Michel Blanquer, ministre de l’éducation nationale de 2017 à 2022, a créé en 2019 un Conseil de l’évaluation de l’école (CEE), « chargé d’évaluer en toute indépendance l’organisation et les résultats de l’enseignement scolaire ». C’est sous la houlette de cette instance que s’est depuis déployée, loin de l’attention du grand public, une vague massive et inédite d’évaluation des établissements scolaires.
Sept ans plus tard, l’heure est au premier bilan – et il s’accompagne d’une première démission. L’un de ses membres, le géographe Jacques Lévy, nommé au CEE en 2020, a en effet voulu signifier le 22 avril son départ anticipé avant la fin toute proche de son mandat de six ans. Dans son message de démission, consulté par Le Monde, il écrit : « Je me suis engagé dans le Conseil avec la forte motivation de contribuer à doter la société française d’un outil indépendant, déterminé, puissant et innovant pour évaluer son système éducatif. J’ai rapidement constaté qu’il existait des éléments structurels, dans la conception même de cette instance, qui rendaient impossible la réalisation de cet objectif. »
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Source:
www.lemonde.fr



