Le président français, qui est aussi coprince d’Andorre, Emmanuel Macron, a appelé mardi 28 avril la principauté de 80 000 habitants à « progresser » vers la dépénalisation de l’avortement, que « beaucoup réclament ». « Je souhaite que ce débat progresse et qu’il permette de répondre à une demande que j’entends », a-t-il déclaré dans une adresse aux Andorrans sur la place du Poble à Andorre-la-Vieille, la capitale. « Votre gouvernement a fait une proposition d’avancer. Elle me paraît proportionnée », a-t-il ajouté.
Le chef du gouvernement andorran, Xavier Espot Zamora, avait dit fin mars à l’Agence France-Presse (AFP) espérer dépénaliser l’interruption volontaire de grossesse (IVG) d’ici à un an, sans pour autant la légaliser. Mardi, M. Espot Zamora a reconnu qu’il s’agissait d’« une revendication présente dans [la] société ». « Le gouvernement s’efforce de trouver une solution mûrement réfléchie et négociée (…) sans compromettre notre système politique ».
La principauté est, avec le Vatican, le seul Etat en Europe à interdire totalement l’IVG, même en cas de viol, d’inceste, de danger pour la mère ou de maladie du fœtus. L’avortement est passible de prison pour les femmes et les médecins qui le pratiquent, même s’il n’y a jamais eu de procès. La structure singulière de gouvernance de la principauté rend la question particulièrement épineuse, car toute avancée nécessite des négociations avec le Saint-Siège.
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