S’il y a une chose que le président de la cour apprécie assez peu, c’est d’être pris pour un imbécile. Alexandre Djouhri n’a pas l’air de s’en inquiéter et a multiplié avec bonne humeur, lundi 27 et mardi 28 avril, les versions les plus invraisemblables, quand il ne répondait pas soigneusement à côté de la question. Son nom apparaît en effet à presque toutes les étapes des montages financiers les plus opaques, au procès en appel sur les soupçons de financement libyen de la campagne présidentielle de son ami, Nicolas Sarkozy, en 2007. Des circuits complexes où, ici ou là, apparaît l’argent libyen.
L’homme d’affaires, qui se définit comme « commerçant », indique avoir rencontré en 2002 le cheikh Ali Bugshan, un multimillionnaire saoudien qui, dit-il, le considérait comme un fils. « J’étais en affaires avec lui, notamment pour des pièces détachées pour la marine, puis avec son fils Khaled, assure le prévenu, j’ai dû faire 80 voyages avec lui. » Il avait ainsi, dit-il, de l’argent lui appartenant dans les comptes bancaires des Bugshan à Genève, « un sous-compte » dans lesquels il puisait en cas de besoin. « Les Bugshan gèrent mon patrimoine », assure simplement Alexandre Djouhri.
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