Vêtu de gants blancs, il ôte avec précaution l’objet de sa boîte. « Ici, on apprend à manipuler les optiques, à faire la différence entre une tache et un défaut, à utiliser le bon produit pour le nettoyer. C’est une compétence à part entière », souligne Grégory Dionis, directeur de l’académie Optronique et électronique de missile au sein du groupe de défense Thales, situé à Elancourt (Yvelines), en dévoilant une lentille aux multiples reflets. Un objet qui s’insère dans du matériel militaire, y compris les caméras situées sous les avions Rafale. « Si le pilote voit une tache sur l’écran, vous imaginez bien que cela pose problème », note-t-il.
Dans cette académie créée en 2020, comprenant une salle dans laquelle est simulé l’environnement d’une ligne de production et de réparation, près de 1 700 salariés viennent chaque année se former et, pour certains, se reconvertir. « Certains font le même métier mais ont besoin d’apprendre les spécificités de ces objets, alors que d’autres changent complètement de profession », explique-t-il en précisant que sont aussi formées ici des recrues extérieures. Des horlogers, des couturières, des maquettistes, tous recherchés pour la minutie de leur travail.
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Source:
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