Alors que plus de 17 000 soldats américains, philippins et japonais viennent de lancer les manœuvres militaires annuelles dans le détroit de Taïwan, (les plus importantes jamais organisées) à quelques kilomètres des côtes taïwanaises, Cheng Li-wun, présidente du Kouomintang (KMT) et cheffe de l’opposition taïwanaise, rencontrait Xi Jinping à Pékin, pour la première fois depuis dix ans qu’un dirigeant de son parti se rend en Chine. Une poignée de main orchestrée par Pékin comme une démonstration de l’existence d’une « voie politique », au moment précis où Donald Trump s’apprête à se rendre à Pékin les 14 et 15 mai, et où les munitions américaines s’épuisent dans le blocus du détroit d’Ormuz.
La conjonction de ces événements rebat toutes les cartes d’une crise dont le politologue Jean-Pierre Cabestan, dans son dernier ouvrage Taïwan : une démocratie face à la Chine (Le Cavalier Bleu, avril 2026), analyse la mécanique : un statu quo fondé non sur un accord, mais sur « l’absence d’accord rendu tolérable par l’intérêt bien compris de toutes les parties » et qui est désormais très fragile…
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