Il est venu. Il a couru. Il a vaincu. Il n’y a pas si longtemps, l’idée même de boucler un marathon officiel en moins de deux heures relevait encore de l’illusoire : un exploit théorique, entre la quête du Graal et la curiosité scientifique.
Mais par une étourdissante journée de printemps londonien, Sabastian Sawe en a fait une stupéfiante réalité en franchissant la ligne d’arrivée au bout de 1 h 59 min 30 s. Imaginez courir un 100 mètres en 17 s et maintenir cette allure sur un peu plus de 42 kilomètres. C’est ce qu’a fait le Kényan de 31 ans.
Le temps que chacun remonte ses mâchoires béantes d’admiration, et la course aux comparaisons a commencé. Ce record rivalisait-il avec celui de Sir Roger Bannister, qui avait parcouru le mile [1,6 km] en moins de quatre minutes en 1954 ? Ou avec les 9,58 secondes d’Usain Bolt sur 100 mètres ? Aucune de ces comparaisons ne paraissait déplacée. Car le Kényan venait de signer un acte de pure beauté et d’ultime destruction.
Avant le départ, l’équipe de Sawe avait prévenu que l’athlète était physiquement au top et qu’il serait aidé par les nouvelles Adidas Adios Pro 3, des chaussures de 97 grammes, soit les plus légères jamais fabriquées. Il n’empêche, personne ne s’attendait à le voir ainsi pulvériser le précédent record mondial de 2 h et 35
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L’indépendance et la qualité caractérisent ce titre né en 1821, qui compte dans ses rangs certains des chroniqueurs les plus respectés du pays. De centre gauche, proeuropéen, The Guardian est le journal de référence de l’intelligentsia, des enseignants et des syndicalistes.
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