Elle savait que son look sur le tapis rouge serait scruté, analysé à outrance. Meryl Streep a tout assumé, le 20 avril, pour l’avant-première du Diable s’habille en Prada 2, de David Frankel, à New York. Le rouge orangé incendiaire d’une cape structurée signée Sarah Burton pour Givenchy, les gants d’opéra noirs, le col de cuir noué pour souligner son port de tête altier, le tout perché sur des talons aiguilles. Derrière cette allure audacieuse et autoritaire, les commentateurs n’ont pu s’empêcher de voir la silhouette de Miranda Priestly, prêtresse glaciale de la mode, à la tête du magazine Runway, qu’elle incarne dans le film.
« On est loin du style habituel de Meryl Streep sur les tapis rouges, plus sobre et sans fioritures », note le blogueur Tom Fitzgerald. « Même dans sa manière de bouger, ses mains qui volent dans tous les sens, son attitude envers les autres : elle est clairement dans son personnage », complète son mari Lorenzo Marquez, qui décortique avec lui les tenues des actrices depuis plus de vingt ans sur un blog devenu une référence en la matière. Un exemple criant, disent-ils, de « method dressing », une stratégie qui consiste à assortir les tenues arborées sur les tapis rouges avec l’univers des films dont est faite la promotion, voire à laisser les stars dans la peau de leur personnage.
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Source:
www.lemonde.fr



