Chargé lundi 27 avril par le président Nizar Amidi de former le prochain gouvernement irakien, Ali Al-Zaidi est “un homme d’affaires inconnu du monde politique, entouré de questions et de suspicion”, note le quotidien irakien Al-Mada. Nommé par le Cadre de coordination, l’alliance de factions chiites pro-iraniennes formant le plus grand bloc au Parlement irakien à la suite des élections législatives organisées en novembre dernier, il est pourtant considéré par certains comme un “Premier ministre sans soutien politique”.
Car son nom est sorti du chapeau après des semaines d’intenses tractations au sein de l’alliance majoritaire après le veto posé en janvier dernier par les États-Unis à son candidat précédent, l’ancien Premier ministre Nouri Al-Maliki, à ce poste, jugé trop proche de Téhéran et après un “conflit ouvert” entre ce dernier et le Premier ministre sortant, Mohamed Chia Al-Soudani.
Désigné un jour après l’expiration des délais constitutionnels – le chef de l’État, élu le 11 avril, avait quinze jours pour nommer un Premier ministre –, Ali Al-Zaidi a désormais trente jours pour former un gouvernement et obtenir la confiance du Parlement. Comme l’observe un chroniqueur dans le journal irakien Az-Zaman, il accède à la tête de l’exécutif “dans une période critique” pour le p
Source:
www.courrierinternational.com



