Un homme a été tué par balle jeudi matin en pleine rue, boulevard Victor, à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), près du siège de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), a annoncé le parquet, confirmant une information du Parisien. « Les premiers témoignages évoquent plusieurs tirs à l’arme de poing », précise Laure Breccuau, la procureure, dans un communiqué.
Selon nos informations, deux suspects casqués sont arrivés sur un scooter. L’un d’eux a mis pied à terre avant de tirer à trois ou quatre reprises sur la victime marchant sur le trottoir, la touchant à la tête et au bras, avant de prendre la fuite sur leur engin en empruntant la rue Saint-Paul, en direction de la commune de Levallois-Perret (92). Malgré l’intervention des secours, la victime a été déclarée décédée à 10 h 15 par le médecin du SAMU. La brigade criminelle a été saisie.
La victime a été identifiée comme étant Eric Robic, 51 ans, « très défavorablement connu des services de police pour outrages, rébellions, escroqueries, association de malfaiteurs, coups et blessures volontaires et involontaires, homicide involontaire », indique-t-on de source policière.
Eric Robic est un homme d’affaires connu pour escroquerie et pour avoir tué, au volant d’un 4 × 4 en 2011, Lee Zeitouni, une jeune Israélienne, à Tel-Aviv. Il avait alors pris la fuite et regagné la France.
Douze condamnations depuis 1994
Selon le parquet, son casier judiciaire comporte douze condamnations depuis 1994. En décembre 2024, il avait par exemple été condamné par le tribunal correctionnel de Paris à cinq ans de prison ferme pour homicide involontaire aggravé.
La peine avait été assortie d’un mandat de dépôt (incarcération), et le passager de la voiture, Claude Khayat, avait lui écopé d’une peine de quinze mois ferme.
En janvier 2024, dans le cadre d’une vaste escroquerie internationale de 1 million d’euros portant sur l’achat de voitures par des sociétés-écrans, il avait été par ailleurs condamné à dix-huit mois de prison entièrement assortis d’un sursis probatoire de deux ans avec l’obligation de travailler, de payer les sommes dues à l’Etat et d’indemniser les victimes.
Source:
www.lemonde.fr



