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Marie-Claire Mvumbi, du terrain au Sénat : « Mon ambition la plus claire est d’être utile »


De Kinshasa au Sénat belge, le parcours d’une femme de terrain portée par l’égalité des chances

Née en République démocratique du Congo (RDC) et élevée à Kinshasa, Marie-Claire Mvumbi a construit son engagement auprès de femmes confrontées à la pauvreté, à la maladie et à l’exclusion. Arrivée en Belgique en 2003 grâce à une bourse de coopération au développement, elle y poursuit son action en faveur des personnes vulnérables, notamment à travers COFAMON, le Collectif des familles monoparentales.

Aujourd’hui sénatrice cooptée pour Les Engagés, elle porte au Sénat des dossiers allant de l’égalité des chances et des droits des femmes à la reconnaissance des familles monoparentales, à la protection de l’enfance et à la situation dans l’Est de la RDC. Dans cet entretien, elle revient sur son enfance, son arrivée en Belgique, son passage de la société civile à la politique et la responsabilité particulière qu’elle associe à son mandat.

Quel moment de votre jeunesse explique le mieux la femme engagée que vous êtes devenue ?
Marie-Claire Mvumbi — Le véritable point de départ de mon engagement remonte à ma première expérience professionnelle. Après mes études secondaires, j’ai choisi le droit parce que je voulais être utile et, comme on le dit souvent, défendre la veuve et l’orphelin. J’ai toutefois compris très vite que, dans un pays en développement comme le mien, les personnes qui ont le plus besoin d’être défendues ne sont pas toujours celles qui peuvent payer un avocat.

J’ai donc commencé à travailler dans l’humanitaire pendant mes études. J’avais environ dix-huit ans lorsqu’une organisation américaine, Population Services International, est arrivée au Congo pour mener des actions de lutte contre le VIH, le virus de l’immunodéficience humaine. J’ai commencé tout en bas de l’échelle, en faisant de l’information et de la sensibilisation auprès de populations particulièrement exposées. Très rapidement, on m’a confié un projet destiné à des femmes plongées dans une pauvreté telle qu’elles recouraient à la prostitution pour survivre.

Sur le terrain, j’ai découvert des familles vivant dans des abris de fortune faits de cartons, de pagnes tendus et de tôles trouées. Ce fut un choc. Pour la première fois, je prenais pleinement conscience de ce degré de précarité. Je découvrais aussi qu’une femme pouvait se retrouver dans une situation de vulnérabilité si extrême qu’elle ne voyait plus d’autre moyen de nourrir son enfant.

Cette expérience m’a profondément bouleversée. J’ai alors décidé que les femmes devaient être accompagnées, soutenues et défendues. Trente ans plus tard, cette conviction demeure au cœur de mon engagement, y compris au Sénat.

Existait-il déjà, dans votre famille, une forte conscience politique ou sociale ?
Il n’y avait pas nécessairement une conscience politique, mais il existait une conscience sociale très forte. Mes deux parents sont professeurs d’université. Mon père a réalisé sa thèse de doctorat en Belgique et ma mère aux États-Unis. Tous deux ont enseigné en faculté de médecine et consacré leur vie à soigner, à transmettre et à former.

J’ai donc grandi avec l’idée que l’instruction pouvait changer une destinée. Pour mes parents, chaque enfant devait pouvoir accéder aux études, indépendamment du niveau de revenus ou d’instruction de sa famille, de son origine ou de son lieu de naissance. L’éducation devait permettre à chacun de prendre sa vie en main et, parfois, d’ouvrir une voie nouvelle pour toute sa famille. Le principe de l’égalité des chances était déjà présent dans tout ce que je voyais autour de moi.

Dans une famille très tournée vers la médecine et les sciences, pourquoi avoir choisi le droit ?
Mes parents venaient eux-mêmes de familles nombreuses et modestes. Mon père était le troisième d’une fratrie de onze enfants ; ma mère, l’aînée d’une fratrie de neuf. Ils ont été les seuls, dans leurs familles respectives, à poursuivre des études universitaires et ont ensuite soutenu leurs proches, comme cela se fait souvent chez nous.

Je suis, pour ma part, la deuxième d’une famille de quatre enfants. Mon frère aîné, Patrick, était un élève particulièrement brillant. Nous avons fréquenté la même école, le Mont-Amba, liée à l’université où enseignaient nos parents. Chaque fois que je me présentais dans une nouvelle classe, les professeurs reconnaissaient mon nom et me comparaient immédiatement à lui. Ils me disaient qu’ils espéraient me voir réussir aussi bien.

Cette comparaison ne m’a pas stimulée ; elle m’a longtemps pesé. La barre me paraissait si haute que j’avais le sentiment de ne jamais pouvoir impressionner qui que ce soit à mon tour. À la fin de mes études secondaires, j’ai donc choisi une autre université et une autre discipline. Alors que mes parents et mes frères évoluaient dans la médecine, la biologie, la chimie ou les mathématiques, j’ai décidé d’étudier le droit. C’était ma manière de construire ma propre voie.

Qu’avez-vous appris de vos années de travail auprès de femmes en situation de grande précarité ?
J’ai travaillé pendant huit ans, en Afrique, auprès de femmes confrontées à la prostitution, au VIH et à la pauvreté. Cette expérience m’a appris qu’aucune situation, même la plus douloureuse, ne doit être considérée comme définitivement écrite.

À plusieurs reprises, j’ai vu qu’il était possible de partir d’un constat de souffrance, de réfléchir avec les personnes concernées, de construire une solution, puis de la mettre en œuvre jusqu’à obtenir une amélioration concrète. Ce passage du problème à l’action est devenu ma méthode. Il guide aussi bien mon engagement associatif que mon travail politique.

Dans quelles circonstances êtes-vous arrivée en Belgique ?
Pendant mes études de droit au Congo, je travaillais déjà dans l’organisation humanitaire dont je viens de parler. J’aimais profondément ce travail, car il me permettait de transformer des constats de terrain en améliorations concrètes pour les femmes et leurs enfants. J’ai compris que je voulais consacrer ma vie à l’humanitaire et à l’action associative.

À l’époque, mon objectif était d’intégrer un jour le système des Nations unies, par exemple le Programme alimentaire mondial ou l’UNICEF. Pour cela, je souhaitais compléter ma formation juridique par un diplôme lié à l’action humanitaire. J’ai demandé des bourses dans plusieurs pays : aux États-Unis, au Canada, en Angleterre, en France, en Australie et en Belgique.

Je n’ai pas choisi la Belgique ; c’est la Belgique qui m’a choisie. Elle a été la première à m’accorder une bourse de coopération au développement. Je suis donc arrivée en 2003, avec une petite valise, convaincue de ne rester que neuf mois. Mon emploi m’attendait au Congo, où j’avais simplement pris un congé. J’ai suivi à Bruxelles une formation interuniversitaire en santé publique.

Comment avez-vous vécu ce passage de Kinshasa à Bruxelles ?
Très mal, au début. J’ai d’abord été confrontée au froid. Je venais d’un pays chaud et lumineux, situé sur l’équateur, et je suis arrivée au début de l’automne. J’ai aussi été très affectée par le manque de lumière. Il faisait encore nuit lorsque je quittais mon logement pour aller aux cours et il faisait déjà nuit lorsque j’en sortais. J’avais l’impression de vivre sous terre.

Le contraste social m’a également déstabilisée. À Kinshasa, les relations sont spontanées. Les proches passent sans nécessairement prévenir ; si quelqu’un arrive au moment du repas, on ajoute une cuillère et on partage. À Bruxelles, j’avais l’impression que tout le monde était pressé, distant, que les gens ne se regardaient pas et ne se disaient pas bonjour. Même dans le métro, la proximité semblait devoir être évitée.

La nourriture me paraissait, elle aussi, beaucoup moins parfumée que celle à laquelle j’étais habituée. Plus largement, j’avais le sentiment que la vie avait perdu une partie de sa chaleur et de sa saveur. Sur le plan administratif, en revanche, j’ai eu la chance d’être très bien accompagnée par l’université : j’avais un logement et ma bourse était versée chaque mois. Les difficultés étaient donc surtout climatiques, culturelles et humaines.

Comment est né COFAMON, le Collectif des familles monoparentales ?
COFAMON est né de mon expérience personnelle. Lorsque je suis devenue mère solo avec deux enfants, j’ai découvert à quel point le quotidien pouvait devenir difficile. On se retrouve souvent isolée, vulnérable et épuisée par une succession de problèmes très concrets.

Lorsque j’ai décidé de m’installer à Liège, j’ai acheté une maison et obtenu un crédit qui devait aussi financer les travaux. Plusieurs entreprises sont intervenues, ont commencé quelques tâches, puis sont reparties sans terminer le chantier, tout en conservant l’argent versé. J’ai eu le sentiment que certains profitaient du fait d’avoir face à eux une femme seule, sans personne pour « taper du poing sur la table », et probablement trop accaparée par ses difficultés pour s’engager dans de longues procédures.

Je me suis alors dit que si chacune pleurait seule dans son lit, rien ne changerait. Il fallait créer un mouvement, rassembler les personnes confrontées aux mêmes réalités, identifier les ressources disponibles et construire des solutions collectives. C’est ainsi qu’est né COFAMON.

Quelles réponses concrètes le collectif apporte-t-il aux familles ?
Nous avons développé plusieurs projets. La boutique COFAMON permet aux familles monoparentales de recevoir gratuitement des vêtements et des objets utiles. Nous distribuons également des colis alimentaires, car la précarité se manifeste jusque dans la boîte à tartines des enfants. Or, un enfant qui arrive à l’école sans avoir suffisamment mangé ne bénéficie pas des mêmes conditions d’apprentissage que les autres.

Nous avons aussi mis en place un programme de vacances gratuites. Chaque été, une cinquantaine d’enfants peuvent partir dans le sud de la France grâce à une coopération avec le Secours populaire français. Une bibliothèque a également été créée à partir de livres récupérés auprès de la bibliothèque des Chiroux, avec des étagères offertes par IKEA.

À ce jour, nous n’avons reçu ni financement ni subside de l’État pour ces projets. Nous présentons chaque initiative à des partenaires économiques ou associatifs et recherchons des collaborations très concrètes : un local mis à disposition, des livres, du mobilier, de la nourriture ou l’intégration de nos enfants dans un programme existant.

Cette expérience montre que l’argent n’est pas toujours le seul point de départ. Il faut une volonté, un objectif clair, beaucoup de travail et la capacité de convaincre d’autres acteurs de contribuer. Notre finalité reste toujours la même : permettre aux enfants élevés par un seul parent de bénéficier des mêmes possibilités d’apprendre, de se développer et de transformer leur avenir.

Après tant d’années dans la société civile, pourquoi avoir accepté d’entrer en politique avec Les Engagés ?
Je n’aurais pas spontanément pensé à faire de la politique. Venue de l’étranger et arrivée en Belgique un peu par hasard, je ne me sentais pas plus légitime que des personnes nées ici ou installées depuis plus longtemps.

J’ai rencontré Maxime Prévot lors d’un débat politique. J’y représentais les familles monoparentales et j’interpellais les responsables de tous les partis sur leurs responsabilités. Je leur demandais comment il était possible d’avoir exercé le pouvoir sans prendre suffisamment en considération les enfants élevés par un seul parent et les femmes qui se retrouvent seules.

À l’issue de ce débat, Maxime Prévot m’a expliqué qu’il souhaitait que je rejoigne son équipe. Il considérait que mon profil et mon expérience pouvaient contribuer à faire avancer son mouvement.

J’ai accepté parce que j’étais arrivée au bout des moyens d’action dont dispose une responsable associative. Nous avions lancé une pétition et l’avions déposée au Parlement wallon. Nous avions organisé des manifestations, recueilli des signatures, participé à des auditions, rédigé des mémorandums et interpellé les pouvoirs locaux et régionaux. Mais le cadre interfédéral que je souhaitais faire créer pour les familles monoparentales exigeait d’agir au niveau fédéral.

La cooptation m’a donné la possibilité de ne plus seulement demander à des responsables politiques de défendre mon dossier. Je pouvais désormais rédiger des propositions, les déposer et les défendre moi-même devant les autres groupes. Cette porte s’est ouverte au moment précis où notre réflexion associative était mûre pour franchir une nouvelle étape.

Je n’aurais toutefois pas nécessairement accepté la proposition d’un autre parti. J’ai étudié les positions des Engagés et j’y ai retrouvé plusieurs de mes priorités : l’égalité des chances, les droits des femmes et la reconnaissance des familles monoparentales. J’ai également été sensible à une culture politique fondée sur la nuance, le dialogue et le respect, plutôt que sur l’agressivité permanente.

Que représente pour vous votre cooptation au Sénat ?
Elle représente d’abord une marque de confiance considérable. Maxime Prévot est venu me chercher alors que je n’avais jamais demandé à entrer dans la vie politique belge. Je veux démontrer que cette confiance était justifiée et que je suis à la hauteur de la responsabilité qui m’a été confiée.

Mais cette cooptation dépasse ma personne. Elle montre que l’expertise née du terrain peut trouver une place au cœur des institutions. Elle peut aussi ouvrir des portes à des jeunes filles et à des jeunes hommes issus de la diversité qui, auparavant, auraient pu penser que ces institutions n’étaient pas faites pour eux.

Je ressens donc une double exigence. Je veux me montrer à la hauteur de la confiance qui m’a été accordée, mais je pense aussi à celles et ceux qui viendront après moi. Si je réussis, je peux contribuer à élargir le champ des possibles. Si j’échoue, certains pourraient s’en servir pour refermer des portes.

Je sais que l’on m’observe. Cette pression existe, mais je veux en faire une force. Elle m’oblige à travailler davantage et à rester fidèle aux réalités que j’ai rencontrées bien avant d’arriver au Sénat.

Vous êtes profondément liée au Congo tout en étant engagée dans la vie publique belge. Comment vivez-vous cette double appartenance ?
Je la vis comme une immense richesse. Il est vrai que, dans les espaces politiques où j’entre, je suis souvent la seule personne à présenter mon profil. Il m’arrive d’attirer les regards ou de susciter des interrogations. À mon arrivée au Sénat, certains se sont demandé pourquoi j’avais été choisie.

Je ne me suis pourtant pas sentie obligée de choisir entre mes identités. Au sein des Engagés, j’ai trouvé la possibilité de m’exprimer et de rester moi-même. J’apporte à la fois le regard d’une femme qui vit en Belgique depuis plus de vingt ans, au contact de nombreuses réalités sociales, et celui d’une personne venue d’ailleurs, capable de lire la société belge à partir d’une autre histoire.

Quelle réalité des familles monoparentales demeure la plus mal comprise par le monde politique ?
Il faut d’abord rappeler que la monoparentalité concerne les mères comme les pères. Dès la création de COFAMON, nous avons accueilli les mamans solos et les papas solos. Les femmes restent néanmoins très majoritaires parmi les personnes qui assument au quotidien la charge d’une famille monoparentale.

Le principal problème est que ces familles ne sont pas encore suffisamment reconnues et intégrées dans la conception des politiques publiques. Nous plaidons pour la création d’un cadre juridique clair. Une personne devrait pouvoir déclarer une seule fois sa situation de monoparentalité auprès d’une administration, puis être reconnue comme telle par l’ensemble des services concernés. Cette reconnaissance devrait ouvrir des droits et, surtout, permettre une organisation mieux adaptée de l’accompagnement.

L’enjeu n’est pas uniquement financier. Il concerne aussi l’accès à l’emploi, les horaires, la garde des enfants, les démarches administratives, l’éducation et la dignité. Il faut permettre aux parents solos de retrouver une véritable autonomie professionnelle et donner à leurs enfants les mêmes chances que ceux qui peuvent compter sur deux parents au quotidien.

Depuis 2025, le Sénat travaille à l’établissement d’un rapport d’information sur l’intégration professionnelle des personnes à la tête de familles monoparentales et sur l’égalité des chances de leurs enfants. J’ai cosigné la demande et j’en suis l’une des rapporteuses. Au moment de l’entretien, le dossier demeure à l’examen au Sénat.

Comment analysez-vous la succession de Maxime Prévot par Yvan Verougstraete à la tête des Engagés ?
J’ai rencontré Maxime Prévot peu de temps avant qu’il me propose d’être cooptée. C’est ensuite que j’ai véritablement découvert sa manière de travailler et la façon très positive dont de nombreuses personnes parlaient de lui. J’apprécie particulièrement son tempérament rassembleur, sa mesure, son sens de la nuance et son ouverture au dialogue.

Yvan Verougstraete a son style et sa façon de faire. Sa manière de conduire le mouvement est différente, mais il le conduit lui aussi vers la prospérité et la réussite. Les styles évoluent ; l’ambition collective de faire grandir Les Engagés demeure.

Vous avez cosigné une résolution sur la situation dans l’Est de la RDC. Quelle responsabilité la Belgique doit-elle assumer ?
La Belgique doit d’abord avoir le courage de prendre une position claire. Ce qui se déroule dans l’Est de la République démocratique du Congo est une guerre profondément injuste, marquée depuis des décennies par des violations extrêmement graves des droits humains et du droit international.

Je suis fière d’appartenir à un mouvement qui a contribué à faire entendre une position ferme sur cette situation. Maxime Prévot a joué un rôle important dans cette orientation et, dans les différents parlements où nous sommes représentés, mes collègues ont également porté des textes visant à nommer les faits, à rappeler les violations du droit international et à demander que tous les moyens diplomatiques et politiques soient mobilisés pour mettre fin aux violences.

Au Sénat, la résolution concernant la situation dans l’Est de la République démocratique du Congo, que j’ai déposée avec plusieurs collègues, a été adoptée, après amendements, à l’unanimité le 21 février 2025. Cette unanimité est importante : elle signifie que, face à de telles violations, la défense du droit et de la dignité humaine doit dépasser les clivages partisans.

Quelle est aujourd’hui votre ambition politique ?
Mon ambition la plus claire est d’être utile. La suppression du Sénat est envisagée d’ici à la fin de la législature, mais elle reste subordonnée à l’aboutissement de la procédure de révision constitutionnelle. Je ne construis donc pas mon avenir autour de la conservation d’un siège ; je le construis autour des dossiers que je veux faire progresser.

Les familles monoparentales restent mon dossier phare, parce que je mène ce combat depuis dix ans dans la société civile. Mais d’autres enjeux mobilisent aussi mon énergie : la santé des femmes, notamment à travers un colloque consacré à la reconstruction de leur vie après un cancer, ainsi que les violences sexuelles commises sur des mineurs. Sur ce dernier sujet, j’ai réuni une quarantaine de structures. Toutes expriment le même sentiment : celui d’un manque de soutien des pouvoirs publics et d’une protection encore insuffisante des enfants.

Si, à la fin de mon mandat, je peux regarder le chemin parcouru et constater que ces sujets ont réellement avancé, je considérerai avoir employé utilement le temps qui m’a été donné au Sénat. La suite viendra ensuite. Elle dépendra de l’état de ces combats et de l’endroit où je pourrai continuer à être la plus utile.

Si vous deviez résumer votre parcours en une conviction, quelle serait-elle ?
L’égalité des chances.

L’endroit où un enfant naît, le niveau socioéconomique ou le degré d’instruction de ses parents, sa couleur de peau, son sexe, sa religion ou son origine ne devraient jamais condamner sa vie.

À tout moment, en se retroussant les manches et à condition que la société rende cette possibilité réelle, chacun devrait pouvoir avancer, transformer sa trajectoire et trouver sa place au soleil. C’est la conviction qui me résume le mieux.

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