Orange peine à contenir une montée des vols de câbles qui affecte directement les abonnés. Des tronçons de l’ancien réseau cuivre sont sectionnés et emportés, entraînant des coupures de téléphone fixe et d’Internet pour des foyers et des entreprises. Le phénomène, constaté sur plusieurs zones, crée des perturbations ponctuelles mais répétées dans l’accès aux services de base.
La hausse du cours du cuivre alimente l’intérêt de petits trafiquants pour ces matériels, qui sont découpés sur place. Ce mode opératoire cible principalement les parties aériennes et souterraines du réseau historique, où la matière première reste accessible. Les auteurs de ces vols visent la revente du métal, ce qui rend ces actes économiquement tentants malgré leur caractère dangereux et illégal.
Les conséquences techniques sont immédiates : ruptures de lignes, perte de signal et nécessité d’interventions manuelles pour réparer ou remplacer les liaisons endommagées. Sur un réseau conçu pour des connexions physiques multiples, l’extraction de sections entières demande des équipes spécialisées et mobilise des moyens logistiques importants. Ces opérations pèsent sur la continuité du service et sur les coûts d’entretien du réseau.
Au-delà des réparations, le phénomène pose un problème d’insécurité des infrastructures. La dispersion géographique du réseau cuivre et sa cohabitation avec des installations plus récentes compliquent la prévention et la surveillance. Pour les utilisateurs, ces incidents signifient des interruptions de communication parfois prolongées et des démarches pour rétablir les services affectés.
La multiplication des vols met en lumière la fragilité d’une partie de l’infrastructure télécom et souligne l’enjeu de sa protection et de sa modernisation. La transition vers des technologies alternatives et des solutions de surveillance accrue apparaît comme une piste pour réduire l’exposition du réseau aux délits liés au cuivre et limiter les interruptions pour les usagers.



