Théo Béatrix, 22 ans, n’a pas encore terminé ses études d’ingénieur, mais il sait déjà vers quel type d’employeur il se tournera dans quelques mois, raconte sans ambages l’étudiant en troisième année aux Arts et métiers (Ensam) de Reims (Marne). Cette conviction, il l’a acquise dès son stage de première année dans une grande entreprise pharmaceutique où, selon lui, le « décalage entre l’administration centrale du groupe et la réalité du terrain » était trop important. Pour lui, ce sera donc une PME ou une start-up, des « structures plus agiles et humaines », estime le jeune homme, contacté après un appel à témoignages sur Lemonde.fr.
Comme Théo, chaque année, une part significative, bien que minoritaire, de diplômés de grandes écoles fait le choix de ne pas céder aux sirènes des grands groupes. En 2025, l’enquête « Insertion » de la Conférence des grandes écoles (CGE) estimait à 39 % la part de diplômés évoluant dans une PME (moins de 250 salariés) dans les mois qui suivent leur sortie d’école, contre 61 % ayant opté pour des entreprises de plus de 250 salariés. Si les jeunes ingénieurs, comme Théo, sont un peu plus nombreux à choisir des PME que leurs homologues d’école de commerce (38,7 % contre 37,2 %), les diplômés des autres filières (instituts d’études politiques, architecture, journalisme, design, etc.) sont les plus représentés dans les petites structures (48,1 %).
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