« Un printemps avec Arsène Lupin », de Grégoire Bouillier, Editions des Equateurs, « Parallèles »/France Inter, 220 p., 15 €, numérique 11 €.
A quoi tient la naissance d’une œuvre ? interrogeait Grégoire Bouillier dans Le Syndrome de l’Orangerie (Flammarion, 2024), où il enquêtait sur Les Nymphéas, de Claude Monet. Il faut dire qu’il est l’écrivain majeur des coïncidences et des hypothèses, des digressions et des parenthèses. Quoi qu’il en soit, c’est lors d’une soirée en hommage à Blandine Masson (qui fut, pendant vingt ans, à la tête du service des fictions de France Culture) qu’Anne-Julie Bémont l’accoste : « Je l’avais entendu parler du Syndrome de l’Orangerie peu de temps auparavant, se souvient la directrice de la diversification et des éditions au sein de Radio France. Quand je lui ai demandé s’il accepterait d’écrire quelque chose sur Monet pour un podcast et un livre, il m’a répondu : “Non, j’ai donné, mais…” »
Mais elle avait précédemment lâché le nom magique d’Arsène Lupin. Et ça, Grégoire Bouillier, ça l’intéresse, et pas qu’un peu : « Arsène Lupin, c’est mon enfance », confie-t-il au « Monde des livres », d’humeur visiblement primesautière. C’est un défi aussi : « Je voulais voir ce que ça produit d’écrire en honorant une commande. » Un défi auquel s’ajoute une contrainte de temps : nous sommes alors en juin 2025, et le texte doit être rendu en janvier 2026.
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Source:
www.lemonde.fr



