A Chapeco, ville bétonnée d’un peu moins de 300 000 habitants située dans l’ouest de l’Etat de Santa Catarina, dans le sud du Brésil, le travail ne manque pas. Sur les murs des immeubles et les ponts qui enjambent les routes, des panneaux publicitaires invitent à rejoindre les usines des géants agroalimentaires MBRF, Aurora, JBS et Ecofrigo. Avec 588 000 tonnes de viande produites en 2025 – soit 2 % de la production totale de viande du pays, 7,3 % de la production de porc et 51,2 % de celle de dinde –, Chapeco, surnommée la « capitale des abattoirs », s’impose comme l’un des principaux pôles mondiaux de production de viande.
L’entrée en vigueur provisoire, à partir du vendredi 1er mai, de l’accord de libre-échange entre les quatre pays fondateurs (Argentine, Brésil, Uruguay, Paraguay) du Marché commun du Sud (Mercosur) et l’Union européenne (UE), deuxième partenaire commercial du Brésil après la Chine, devrait encore renforcer ce statut : les exportations brésiliennes de porc et de volaille progresseront de 19,7 %, d’ici à 2040, selon l’Institut de recherche économique appliquée.
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Source:
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