JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP
Joaquim Pueyo, ici à Condé-sur-Sarthe le 6 octobre 2025, a été maire d’Alençon de 2008 à 2017 puis de 2020 à 2026, et député de l’Orne de 2012 à 2020.
Il ne souhaite « pas en rester là ». D’après les informations de Ouest-France et France 3 Normandie publiées jeudi 23 avril, l’ancien maire d’Alençon et ex-député socialiste Joaquim Pueyo entend porter plainte contre le journaliste de France Inter Frédéric Pommier, après des accusations formulées dans le livre Derrière les arbres, dans lequel ce dernier affirme avoir été victime de viols durant son enfance.
Dans cet ouvrage, le journaliste évoque des faits survenus lorsqu’il était âgé de 4 à 7 ans, qu’il attribue à plusieurs agresseurs présumés, dont un ancien élu local en Normandie. Frédéric Pommier indique avoir engagé une démarche judiciaire en déposant plainte, et une confrontation a été organisée par les enquêteurs début 2026. Joaquim Pueyo n’est pas nommé directement dans l’ouvrage, mais son avocat a pris les devants en affirmant que des médias l’avaient identifié et qu’il s’était bien rendu à une confrontation.
Dès le 18 avril, Me Jérémy Kalfon annonçait dans un communiqué que son client, maire d’Alençon de 2008 à 2017 puis de 2020 à 2026, et député de l’Orne de 2012 à 2020, contestait fermement ces accusations « fausses ».
« Le préjudice subi par Joaquim Pueyo est permanent »
Dans un nouveau communiqué diffusé jeudi et cité par Ouest-France, l’avocat estime que « la prescription empêchant la diligence d’une enquête impartiale, sérieuse et contradictoire donnant lieu à une réponse formulée par un juge indépendant, le préjudice subi par Joaquim Pueyo est permanent ». Son client, aujourd’hui âgé de 75 ans, « demande donc réparation » en déposant plainte.
Le procureur de Caen, Joël Garrigue, avait précédemment expliqué que l’affaire avait été classée « en raison de la prescription de l’action publique », « bien que la parole de Frédéric Pommier paraisse parfaitement crédible et ses accusations tout à fait sérieuses ».
« Ce livre, c’est pour rendre justice au petit garçon que j’étais, avait confié Frédéric Pommier, ému, sur France Inter le 16 avril. Et au petit garçon qu’on a bousillé. À quatre ans, à cinq ans, à six ans, à sept ans. » Et d’ajouter : « Pendant longtemps, il n’y a pas eu un seul jour où je n’ai pas été hanté plusieurs fois dans la journée par certaines images. On a beau faire tout pour être heureux […] il y a toujours quelque chose qui nous y ramène parce que le corps, il n’oublie pas. »
Source:
www.huffingtonpost.fr



