Trop d’appels, pas assez d’écoutants : au 119, numéro d’écoute consacré à l’enfance en danger, l’avenir des permanences de nuit inquiète

« Si vous pensez qu’un enfant est en danger, contactez le 119 », affirmait la dernière campagne de communication du gouvernement pour faire connaître ce numéro d’écoute national consacré à l’enfance en danger, affiché dans les établissements scolaires, les cabinets médicaux ou les centres de protection maternelle et infantile. A l’heure où la protection de l’enfance est en souffrance, ce maillon, créé en 1989, constitue un premier recours pour bon nombre d’enfants et d’adultes confrontés à des situations de maltraitance infantile. Mais cette plateforme téléphonique est elle-même sous tension, confrontée à une hausse constante des appels, qui s’est accentuée depuis la crise liée au Covid-19. A cela s’ajoute un projet de réorganisation qui inquiète les équipes.

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Le 4 mars, le conseil d’administration, composé de représentants des départements, de l’Etat et des associations, a adopté une feuille de route stratégique, une première pour le 119. Avec une priorité : « répondre à plus d’appels », résume Anne Morvan-Paris, la directrice générale de France Enfance protégée, le groupement d’intérêt public qui gère notamment le numéro. En 2025, sur 220 000 appels entrants enregistrés, 43 000 ont été pris en charge par des écoutants, 6 000 ont donné lieu à une réorientation, et plus de 50 000 étaient des appels sans suite. Environ 110 000 appels, soit la moitié, ont été réceptionnés par le préaccueil du service et invités à rappeler ultérieurement, apprend-on à la lecture de la feuille de route.

Autre évolution importante, pointée par la directrice générale : depuis 2020, « de plus en plus d’appels donnent lieu à une information préoccupante », transmise à la structure départementale chargée ensuite de diligenter des investigations, la cellule de recueil des informations préoccupantes. « Le 119 est un dispositif en saturation depuis plusieurs années, on ne peut pas répondre à tous les appels. Dans ce contexte, il nous faut prioriser les appels des mineurs, qui sont en augmentation de 10 % à 20 % en l’espace de quatre ou cinq ans », précise Mme Morvan-Paris. Faire baisser les « invitations à rappeler » est un autre objectif.

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Source:

www.lemonde.fr

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