La « finale » tant attendue contre l’Angleterre prend forme. Le XV de France a remporté son troisième match dans le Tournoi des six nations féminin, contre l’Irlande (26-7), samedi 25 avril à Clermont-Ferrand, et peut donc toujours croire au sacre.
Mais avant de défier la formation anglaise le 17 mai à Bordeaux, en clôture de la compétition, pour ce qui devrait être le match décisif pour le titre, l’équipe de France se déplacera le 9 mai en Ecosse, un adversaire sur le papier bien plus abordable.
Malgré une nouvelle entame de match difficile, samedi soir, les Bleues ont pris la mesure des Irlandaises, avec bonus, et sont, au classement, à égalité avec les championnes du monde anglaises. Elles restent toutefois largement devancées à la différence entre points marqués et encaissés (+ 83 contre + 136).
Encore malmenées en première période (7-7), les Françaises ont su réagir dans le second acte grâce à leur banc toujours aussi redoutable. Mais ce fut au terme d’un rude combat, symbolisé par les nombreuses petites échauffourées en marge des coups de sifflet de l’arbitre, rappelant que les Irlandaises n’ont pas digéré l’élimination en quarts de finale du Mondial 2025 par la France (13-18).
Une équipe « qui ne veut rien lâcher »
Les Bleues ont pris un premier avantage après un essai de Carla Arbez, slalomant dans la défense (14-7, 51e). Physiquement supérieures en seconde période, elles ont été peu inquiétées mais ont attendu dix minutes avant la fin pour vraiment souffler, avec un essai d’Anaïs Grando (68e), son quatrième en trois sélections, toutes dans le Tournoi.
Sur une dernière poussée, elles sont même allées chercher un quatrième essai (79e), synonyme de bonus offensif, Alexandra Chambon concluant un excellent travail de Teani Feleu, qui a parfaitement donné satisfaction au centre, poste décimé par les blessures de Joanna Grisez et Gabrielle Vernier.
Après trois matchs sous le mandat de François Ratier, les points forts des Bleues sont bien identifiés, avec une défense de fer, de la précision au pied et une capacité à faire de belles combinaisons dans un match d’une tout autre intensité que contre l’Italie (40-7) et le pays de Galles (38-7).
« Ce qui me satisfait c’est l’état d’esprit de cette équipe qui ne veut rien lâcher, et qui est en train de se construire à travers ça. C’est très positif parce que ce sont les bases de notre sport », a jugé le sélectionneur français.
Trois essais refusés pour l’Irlande
Mais les points faibles des Bleues sont tout aussi visibles, à commencer par leurs débuts de match problématiques contre lesquels elles n’ont toujours pas trouvé le remède. Après douze minutes de jeu, elles avaient déjà écopé de cinq pénalités, d’un carton jaune donné à Pauline Barrat pour un en avant-volontaire et d’un essai sur un ballon porté (0-7, 10e).
Newsletter
« Sport »
Enquêtes, reportages, analyses : l’actualité du sport dans votre boîte e-mail chaque samedi
S’inscrire
Le Monde Guides d’achat
Cadenas de vélo
Les meilleurs cadenas de vélo
Lire
Newsletter
« Sport »
Enquêtes, reportages, analyses : l’actualité du sport dans votre boîte e-mail chaque samedi
S’inscrire
Avec 29 % d’occupation, 41 % de possession, neuf pénalités à cinq, les statistiques françaises à la pause disaient tout autre chose que le score au tableau d’affichage (7-7) qui a laissé les Bleues totalement dans le match.
C’est notamment grâce au fait que les Irlandaises ont compté trois essais refusés après intervention de la vidéo, dont un sur un sauvetage miraculeux dans l’en-but d’une des locales, Anaïs Grando (23e), et un autre en raison d’un en-avant derrière le ruck sur la dernière passe de la demi de mêlée Emily Lane (30e).
La défense bleue sur la ligne a aussi été héroïque (96 % de plaquages réussis sur 141 tentés, près du double des Irlandaises) et, offensivement, les Françaises ont pu tenir grâce aux charges dévastatrices de leurs avants. La deuxième ligne Madoussou Fall-Raclot a été constamment dans l’avancée, de même que la pilier Ambre Mwayembe, joueuse du match, qui a marqué en force le premier essai de sa carrière internationale (15e).
Source:
www.lemonde.fr



