Dès l’annonce du cessez-le-feu le soir du 16 avril, le Premier ministre israélien avait déclaré que son pays maintiendrait une zone tampon dans le sud du Liban. Elle est justifiée par Israël par la défense de ses localités proches de la ligne de démarcation entre les deux pays et par la présence continue du Hezbollah dans ces régions. La ligne jaune, dont le tracé a été dévoilé par l’armée israélienne ce week-end, confirme la création de cette zone tampon. Mais de nombreuses questions demeurent.
Publié le : 21/04/2026 – 01:57Modifié le : 21/04/2026 – 01:57
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Avec notre correspondant à Jérusalem, Guilhem Delteil
Ni Benyamin Netanyahu ni l’armée israélienne n’ont précisé la durée qu’aura cette occupation du sud-Liban. Après la guerre de 2024, Israël avait conservé cinq postes sur le territoire de son voisin. Désormais, le président libanais Joseph Aoun – qui a accepté l’ouverture de négociations directes avec Israël – réclame le retrait total des troupes israéliennes de son pays.
Ce 20 avril encore, l’armée israélienne a mis en garde les habitants de cette zone contre toute tentative de retour. La très grande majorité des localités ont été évacuées, seules quelques communautés chrétiennes demeurent sur place. Les déplacés pourront-ils rentrer chez eux un jour ? Aucune perspective de retour n’a été évoquée.
Autre interrogation : comment sera administrée cette zone ? Directement par l’armée israélienne comme à Gaza où une ligne jaune a aussi été dessinée ? Ou, à terme, Israël autorisera t-il le déploiement d’une force internationale ? Le pays est très critique de la FINUL, la force intérimaire des Nations Unies actuellement présente dans cette zone tampon. Et Benyamin Netanyahu veut jouer de sa proximité avec Donald Trump pour évincer les autres acteurs, notamment la France.
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Source:
www.rfi.fr



