L’issue du scrutin était acquise de longue date. Vendredi 24 avril, Frédéric Souillot a été reconduit à la tête de Force ouvrière (FO) pour un deuxième mandat. Seul candidat en lice, il a été plébiscité, recueillant (selon son entourage) 98,06 % des suffrages, lors de la cinquième et dernière journée du congrès de la confédération qui a eu lieu à Dijon.
Ce score plus que flatteur donne au secrétaire général une légitimité forte, mais il a été obtenu après des débats parfois âpres – synonymes, par moments, de « procès d’intention », pour reprendre une formule du dirigeant réélu. Une effervescence imputable au fait que, sur le plan des idées, le troisième syndicat de France reste une maison plurielle, dont la vie interne obéit à un pacte scellé par ses deux familles les plus puissantes : les réformistes – le « camp » de M. Souillot – et les trotskistes.
C’est le comité confédéral national de FO – une sorte de « parlement » réunissant les unions départementales et les fédérations professionnelles – qui a désigné, vendredi après-midi, les instances de l’organisation (commission exécutive, bureau, trésorier, secrétaire général). La veille, les congressistes s’étaient exprimés sur les rapports d’activité et de trésorerie. Les résultats du vote sur ces deux documents (près de 90 % de voix pour le premier et plus de 96 % pour le second) traduisent, là aussi, un très net soutien au sortant et à son équipe.
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Source:
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