« Tu verras, il est très beau, très intelligent et follement sympathique », nous avait prévenu l’ancien correspondant du Monde au Brésil. Avant même que l’ex-champion de football arrive jusqu’à nous, dans les rues de Paris, on a pu constater combien il est resté populaire, tant on l’arrête pour signer des autographes. Mais Rai Souza Vieira de Oliveira, 60 ans, ancien joueur du Paris Saint-Germain (PSG), est également généreux. C’est en français qu’il raconte ce talent qui l’a fait connaître, le Brésil et la France, la passion pour la politique et son engagement pour les plus déshérités.
Je ne serais pas arrivé là si…
… Si je n’étais pas né le petit dernier de six garçons éduqué par des parents qui voulaient que l’on s’accomplisse dans les études, le sport et une forme d’engagement pour les autres. Ma mère, institutrice – elle m’a eu à 44 ans – apprenait à lire et à écrire aux enfants.
Mon père, lui, était issu d’une famille très, très pauvre du Nordeste, au Brésil, mais c’était un grand lecteur et un parfait autodidacte. Il lisait partout, tout le temps. Cela lui a permis de passer des concours administratifs et de devenir fonctionnaire. Dès le début de son ascension sociale, il a cotisé pour adhérer à des associations sportives. Il suivait les performances des clubs et les compétitions, pas seulement de football, mais aussi de basket-ball ou de tennis. Il n’imaginait pas que ses enfants puissent devenir des professionnels, mais, en revanche, il estimait que le sport était important pour le développement humain, la sociabilité. C’est lui qui nous a poussés à en faire.
Et d’abord votre frère aîné, Socrates. C’est merveilleux de porter le prénom du père de la philosophie grecque…
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Source:
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