Ce que l’on sait des négociations de ce lundi au Pakistan entre les États-Unis et l’Iran

CHIP SOMODEVILLA / AFP

JD Vance, ici a Athènes en Grèce, le 14 avril 2026.

La pression monte au Moyen-Orient, à trois jours de l’expiration du cessez-le-feu entre l’Iran et les États-Unis. Donald Trump a annoncé ce dimanche 19 avril l’envoi d’une délégation américaine au Pakistan ce lundi pour relancer les pourparlers de paix avec l’Iran, tout en brandissant de nouvelles menaces contre les infrastructures du pays ennemi en cas d’échec. Téhéran a de son côté réitéré que le blocus naval américain constituait une « violation » du cessez-le-feu.

On fait ci-dessous le point sur les dernières évolutions de la journée de ce dimanche.

· Tensions verbales sur la situation au détroit d’Ormuz

Si les bombardements entre les deux pays ont cessé, le blocage persiste, lui, dans le détroit d’Ormuz. Face au maintien du blocus américain de ses ports, l’Iran avait annoncé samedi en reprendre « le strict contrôle », revenant sur sa décision de la veille de rouvrir cette voie maritime par laquelle transite en temps normal un cinquième du commerce mondial de pétrole et de gaz.

Peu après, au moins trois navires commerciaux qui tentaient de franchir le détroit ont essuyé des tirs. Ces attaques sont « une violation totale du cessez-le-feu ! », s’est insurgé ce dimanche Donald Trump évoquant un navire français touché ce que les autorités françaises n’ont pas confirmé. En retour, l’Iran blâme Washington pour le blocus naval, un acte jugé « illégal et criminel ». Le président américain Donald Trump avait dénoncé un « chantage ».

À noter que les passages du détroit sont réduits à zéro ce dimanche, selon le site Marine Traffic. Deux méthaniers se sont approchés de l’île iranienne de Larak en début de matinée avant de faire demi-tour, d’après les données de cette plateforme de suivi des mouvements de navires.

· De nouveaux pourparlers au Pakistan ce lundi ?

Donald Trump a annoncé ce dimanche qu’une délégation américaine serait au Pakistan lundi pour relancer les négociations avec l’Iran, toujours via l’intermédiaire de son vice-président. JD Vance va en effet mener la délégation américaine pour ces discussions aux côtés des deux émissaires habituels du président, Steve Witkoff et Jared Kushner, a précisé l’exécutif américain. Donald Trump avait indiqué pourtant environ une heure plus tôt à ABC que son vice-président n’irait pas à Islamabad, évoquant des questions de sécurité.

Mais de son côté, l’Iran ne compte pas pour l’heure participer à ces nouveaux pourparlers, a rapporté ce dimanche la télévision d’État. La télévision d’État iranienne (Irib) a indiqué qu’il n’y avait « actuellement pas de plans de participer à la prochaine session de discussions Iran-États-Unis », citant des sources iraniennes.

· Donald Trump remet la pression sur Téhéran

Le président américain a écrit ce dimanche sur Truth Social qu’il offrait à l’Iran un « deal raisonnable » et qu’en cas de refus de la part de Téhéran, « les États-Unis détruiront toutes les centrales électriques et tous les ponts en Iran. FINI DE JOUER LES GENTILS ! ».

Le 7 avril, déjà, Donald Trump avait menacé d’éradiquer « une civilisation entière » si Téhéran ne rouvrait pas le détroit d’Ormuz.

Dans son message de ce dimanche, le président américain a déclaré au sujet des centrales électriques et ponts en Iran : « ils tomberont rapidement, ils tomberont facilement et, s’ils n’acceptent pas le DEAL, ce sera un honneur pour moi de faire ce qui aurait dû être fait à l’Iran par d’autres présidents ces dernières 47 années ».

· La paix reste encore lointaine, selon l’Iran

Côté iranien, le puissant président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, chef de l’équipe de négociation, a prévenu qu’un accord de paix était encore lointain avec les États-Unis. « Nous sommes encore loin d’avoir bouclé le débat », a-t-il dit. « Nous avons fait des progrès, mais il subsiste de nombreuses divergences et certains points fondamentaux restent en suspens », a-t-il ajouté.

Lors de la première rencontre à Islamabad le 11 avril, à un niveau sans précédent entre les deux pays depuis la Révolution islamique de 1979, « nous avons souligné que nous n’avons absolument aucune confiance dans les États-Unis », a souligné Mohammad Bagher Ghalibaf.


Source:

www.huffingtonpost.fr

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