Pour « Élise sous emprise », son film sur les crises de panique, cette réalisatrice s’est inspirée… de chèvres

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Nos amies les chèvres ont sans doute plus en commun avec certains d’entre nous que d’aimer grimper aux arbres. Les crises de panique, notamment. Invitée du dernier numéro de C à vous sur France 5, ce lundi 20 avril, la réalisatrice du film Élise sous emprise, qui arrive en salles ce mercredi, semble être plus ou de moins de cet avis.

« J’étais tombée sur un documentaire, raconte la cinéaste dans un premier temps. C’étaient des chèvres qu’on ne trouve qu’aux États-Unis, les chèvres myotoniques. » Aussi appelées « fainting goats », ces dernières voient leurs muscles se figer brusquement lorsqu’elles sont effrayées, les faisant subitement tomber d’un côté ou de l’autre.

« C’est génétique chez elles », précise Marie Rémond, qui dit s’en être inspirée. Dans Élise sous emprise, l’héroïne qu’elle campe est engluée dans une relation toxique avec un homme. Propulsée à la tête d’une troupe de théâtre, celle-ci se sent submergée. Les crises de panique se multiplient et la font vaciller. Comment reprendre le contrôle ?

Un lien « un peu farfelu » avec les chèvres

« Dans le fait de se raidir et se figer d’un coup, il y avait pour moi complètement un parallèle avec les attaques de panique que l’on peut avoir dans le métro, quand ça s’arrête entre deux rames et qu’on a l’impression qu’on ne va plus pouvoir respirer », continue la cinéaste sur le plateau d’Anne-Élisabeth Lemoine.

Cette dernière a poussé la comparaison jusque dans le scénario de son film, baptisé initialement Les chèvres aussi s’évanouissent. Pour l’aider à se calmer, Joseph, l’ami d’Élise, ne lui demande pas comment elle va. Il lui met une chèvre entre les bras, clin d’œil aux animaux de soutien émotionnel, prescrits aux États-Unis notamment.

Films Grand Huit

Marie Rémond et Gustave Kervern, ici dans « Élise sous emprise ».

Une touche d’humour pour aller plus loin. « J’avais envie que le film aborde ce qui se passe concrètement dans le cerveau, poursuit la réalisatrice dans les notes de production. Le lien avec les chèvres myotoniques est un peu farfelu, mais cela m’amusait de trouver une expression de ce “cerveau primitif” animal, qui réagit avant d’analyser. » Action, réaction.


Source:

www.huffingtonpost.fr

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