Adoubé par le roi Tadej
Plus de doute : le cyclisme français tient son nouveau crack, un phénomène rare. Le dimanche 26 avril, Paul Seixas a fini 2e de la course Liège-Bastogne-Liège, doyenne des classiques de la discipline, derrière l’intouchable Tadej Pogačar, quadruple vainqueur de l’épreuve. C’était sa première participation à cette compétition. Comme en mars sur les Strade Bianche de Toscane (2e, déjà, derrière Pogačar), le Lyonnais de 19 ans a été le seul capable de s’accrocher un moment à la roue du Slovène de 27 ans, peut-être le plus grand champion cycliste de tous les temps, épaté par ce nouveau rival qu’il désigne déjà comme son successeur : « Je ne pense pas qu’il y ait beaucoup de coureurs plus forts que lui actuellement. Il va falloir travailler dur si on veut continuer à pouvoir se battre pour remporter des victoires avant qu’il ne détruise tout le monde ! »
Surdoué de la petite reine
Ne pas se fier à sa bouille enfantine et sa tignasse d’adolescent : Paul Seixas n’est déjà plus un débutant. Pour sa première saison chez les professionnels, en 2025, il avait remporté le Tour de l’avenir, fini 13e du championnat du monde et 7e du Tour de Lombardie. Cette année, il a déjà raflé l’Ardèche Classic et le Tour du Pays basque puis est devenu, quatre jours avant son joli coup à Liège, le plus jeune vainqueur d’une autre grande classique, la Flèche wallonne : 19 ans et 210 jours, un âge auquel Pogačar n’était pas encore passé pro. Même dans ce cyclisme moderne, où les meilleurs gagnent de plus en plus tôt, Seixas est en avance sur tous les temps de passage. « C’est peut-être plus fort que Pogačar à son âge », estime le jeune retraité du vélo Thibaut Pinot, dans L’Equipe.
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Source:
www.lemonde.fr



