Le détenu radicalisé Franck Elong Abé sera jugé devant une cour d’assises spéciale pour avoir tué le 2 mars 2022 dans la prison d’Arles (Bouches-du-Rhône) Yvan Colonna, l’assassin du préfet Claude Erignac en 1998. Dans leur ordonnance rendue le 23 avril, les deux magistrats instructeurs sollicitent la mise en accusation du Franco-Camerounais de 39 ans pour « assassinat en relation avec une entreprise terroriste », mais prononcent un non-lieu pour la qualification « d’association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime en relation avec une entreprise terroriste ». Selon l’instruction, Franck Elong Abé a agi seul, sans exécuter les ordres d’une « tierce personne préalablement aux faits », conclut ce document de 51 pages, que Le Monde a consulté.
L’agression de 2022 au sein de la maison centrale d’Arles avait duré un peu plus de huit minutes, pendant lesquelles Franck Elong Abé, rompu aux techniques de combat militaire, s’est rué sur Yvan Colonna, allongé sur le dos. Il lui a asséné des coups, lui a écrasé le larynx, puis a recouvert son visage d’un sac plastique. Le nationaliste corse est mort de ses blessures après dix-neuf jours de coma, le 21 mars 2022, en raison d’une « anoxo-ischémie cérébrale », conséquence d’une « absence de flux sanguin et des d’entrée d’air dans les poumons », selon le légiste.
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Source:
www.lemonde.fr



