Le Programme des Nations unies pour l’environnement constate qu’un dépassement imminent du seuil de 1,5 °C fixé par l’Accord de Paris est désormais plausible. Face à cette perspective, l’organisation propose une trajectoire de long terme visant non seulement à limiter le réchauffement, mais aussi à ramener la température mondiale en dessous de ce seuil avant la fin du siècle. Le rapport insiste sur l’ampleur des efforts requis et sur la nécessité d’une coordination internationale renforcée, tout en soulignant le lien étroit entre atténuation et adaptation.
La trajectoire esquissée met en avant des réductions d’émissions rapides et soutenues, une transition accélérée des systèmes énergétiques et des changements profonds dans les modes de production et de consommation. Les auteurs soulignent que des politiques publiques ambitieuses, des investissements conséquents et l’innovation technologique sont indispensables pour atteindre des objectifs qui impliquent des transformations structurelles. Le rétablissement sous 1,5 °C ne se limite pas à une seule mesure : il nécessite des actions simultanées dans plusieurs secteurs et un suivi rigoureux des progrès.
Plusieurs domaines sont identifiés comme déterminants pour cette trajectoire : le secteur de l’énergie, les transports, l’agriculture et l’utilisation des terres, ainsi que les systèmes financiers qui doivent orienter les capitaux vers des projets bas-carbone. Le rapport met en garde contre les coûts accrus des inactions et rappelle que des changements systémiques peuvent réduire la vulnérabilité des sociétés aux impacts climatiques. Les gouvernements, acteurs économiques et institutions financières sont appelés à aligner leurs stratégies sur des objectifs cohérents à l’échelle mondiale.
Sur le plan politique, la proposition de trajectoire a des implications pour les engagements nationaux, la coopération internationale et le suivi des progrès. L’ONU ONU et ses agences s’emploient à fournir des outils d’évaluation et de soutien pour traduire ces orientations en plans nationaux et sectoriels. Si la voie pour repasser sous 1,5 °C est définie, sa mise en œuvre dépendra de décisions concrètes prises aujourd’hui par les pouvoirs publics et les acteurs privés pour transformer les promesses en réalisations mesurables.



