Y a-t-il un nombre limité de révolutions qu’un même PDG peut traverser avec succès ? Tim Cook avait manifestement atteint son quota. Apple a annoncé, lundi 20 avril, que son PDG, qui a profondément transformé la firme de Cupertino, allait passer la main le 1er septembre à John Ternus. Ce dernier, pur produit de la maison et vice-président de la division produits physiques, va devoir embrasser la révolution de l’intelligence artificielle (IA), dont Apple a raté le démarrage.
« Ce fut le plus grand privilège de ma vie d’être le PDG d’Apple et d’avoir reçu la confiance nécessaire pour diriger une entreprise aussi extraordinaire », a déclaré Tim Cook, qui prendra le poste plus en retrait de président exécutif, à la place d’Art Levinson. Si une transition était dans les tuyaux à moyen terme, la soudaineté de l’annonce a pris par surprise Wall Street et la Silicon Valley. Le dirigeant, qui a succédé en 2011 au magnétique et visionnaire Steve Jobs, mort la même année, s’est forgé une image de géant de la tech, dans un style complètement différent. Apple est passée de l’entreprise la plus innovante des années 2000 à l’une des plus rentables des années 2010 et du début des années 2020, avec 166 000 employés à travers le monde, 3 660 milliards de dollars de valorisation, 416 milliards de chiffre d’affaires et 112 milliards de bénéfices nets en 2025. Sous Tim Cook, le nombre d’employés a été multiplié par trois, le chiffre d’affaires et le bénéfice net par quatre, la valorisation en Bourse par dix.
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Source:
www.lemonde.fr



