Un homme cagoulé, sortant d’une boulangerie de Clermont-l’Hérault qu’il avait cherché à braquer, a été abattu, samedi 25 avril, par des gendarmes en direction desquels il avait ouvert le feu, a-t-on appris de sources concordantes.
« Ce matin, vers 8 h 30, un individu est rentré dans ce commerce à Clermont-l’Hérault, a demandé que la gendarmerie soit appelée en évacuant le personnel. Quand la gendarmerie est arrivée quelques minutes plus tard, il est sorti du commerce, et d’après les premiers éléments des investigations, aurait tiré plusieurs coups de feu en direction des militaires, qui ont répliqué », a déclaré à l’Agence France-Presse (AFP) le procureur de la République de Montpellier, Thierry Lescouarc’h.
Malgré des premiers secours prodigués sur place, la personne est morte des suites de ses blessures à proximité de cette grande boulangerie. Celle-ci jouxte une route passante, dans une zone commerciale extérieure à la commune de Clermont-l’Hérault, ville d’environ 10 000 habitants située à une cinquantaine de kilomètres à l’ouest de Montpellier. Sur place, la police scientifique a procédé à des relevés, a constaté une journaliste de l’AFP.
Un braquage qui tourne au drame
« Ce n’est pas un assaut : ce sont des militaires qui étaient en patrouille, quatre militaires, qui sont intervenus pour mettre fin à cette situation, qui à la base était un individu armé dans un commerce », selon le procureur. « Les éléments de l’enquête devront déterminer les circonstances précises des faits : est-ce que les faits étaient prémédités ? Quels étaient les motifs de ces faits ? Et ensuite déterminer les circonstances précises dans lesquelles est survenu le décès de l’individu », a ajouté M. Lescouarc’h.
Deux enquêtes ont été ouvertes, l’une pour le vol à main armée, « puisque la personne s’est présentée armée dans le commerce », et une autre sur l’« usage des armes » par les gendarmes, a précisé le procureur. La première a été confiée à la section de recherches des gendarmes de Montpellier, la seconde à l’inspection générale de la gendarmerie nationale, chargée de contrôler en interne l’action des gendarmes.
L’homme abattu, « cagoulé et habillé en militaire avec un pistolet, a menacé nos employés en leur demandant la caisse, ce qu’ils ont de suite fait, c’est le protocole qu’on leur demande de faire, et après il leur a demandé de téléphoner à la gendarmerie pour leur dire qu’ils étaient en train d’être braqués », a déclaré à l’AFP Lydie Rouquet, propriétaire de l’établissement, qui n’était pas présente au moment des faits.
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