Il ne s’agissait pas officiellement d’un sommet anti-Trump. Mais cela en avait tout l’air. Le premier ministre espagnol Pedro Sánchez (socialiste) a réuni samedi 18 avril à Barcelone une douzaine de chefs d’Etat et de représentants de gouvernements de gauche, dont les présidents brésilien, Lula, et colombien, Gustavo Petro et la dirigeante mexicaine Claudia Sheinbaum, pour un sommet « en défense de la démocratie ».
Le président brésilien s’est montré le plus direct. « Nous ne pouvons pas nous lever chaque matin ou aller nous coucher chaque soir en attendant le tweet d’un président menaçant le monde. » Sans nommer Donald Trump, Lula a ajouté : « Aucun président d’aucun pays du monde, aussi grand soit-il, n’a le droit de continuer à imposer ses règles aux autres pays. Aucun. »
La rencontre, quatrième du genre, s’inscrit dans une initiative lancée en 2024 par le Brésil et l’Espagne, avec le soutien de la Colombie et du Chili. Préparée de longue date, elle intervient à un moment particulièrement opportun pour Pedro Sánchez, devenu l’une des voix européennes les plus critiques à l’égard de Donald Trump. Tout juste rentré d’une visite de trois jours en Chine, où il a plaidé pour un rapprochement entre Pékin et l’Union européenne, le premier ministre assume de plus en plus un rôle de chef de file de la contestation face à Washington.
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Source:
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