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Le point sur la situation dans la soirée par notre expert des mouvements jihadistes
« La junte ne risque pas de tomber (…) mais dans le nord et dans le centre, la situation reste en faveur des groupes rebelles et des groupes jihadistes qui ont travaillé main dans la main », explique Wassim Nasr, journaliste à France 24 spécialiste des mouvements jihadistes.
Le communiqué du JNIM précise les sites attaqués samedi
Les jihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, ont revendiqué samedi une série d’attaques coordonnées avec la rébellion touareg contre des positions stratégiques de la junte au pouvoir au Mali, en périphérie de Bamako et dans plusieurs villes importantes du pays.
Dans un communiqué, le JNIM, qui lutte depuis des années contre les militaires au pouvoir à Bamako, déclare assumer « la responsabilité » pour les attaques ayant visé samedi « le siège du président malien Assimi Goïta, le siège du ministre malien de la Défense Sadio Camara, l’aéroport international » de Bamako, la capitale, et « les sites militaires dans la ville de Kati » voisine.
Le JNIM affirme également avoir pris la ville-clef de Kidal (nord), « après une opération réussie menée contre l’armée malienne et les mercenaires du corps russe avec la participation de nos partenaires du FLA » (Front de libération de l’Azawad), la rébellion touareg malienne.
Le JNIM a revendiqué ses attaques via un communiqué
Les jihadistes du JNIM ont revendiqué les attaques qui ont frappé plusieurs villes du Mali ce samedi, en coordination avec les rebelles touaregs, selon ce communiqué repéré notamment par Wassim Nasr, journaliste à France 24 expert des mouvements jihadistes.
25/04/2026 – 20:00
Les jihadistes du JNIM revendiquent des attaques coordonnées avec les rebelles touaregs dans le pays
Les FAMa et les forces russes retranchées dans leurs camps à Gao et Kidal
L’armée malienne (FAMa) et les forces russes sont retranchées dans leurs camps à Gao et Kidal, où elles sont restent sous le feu des mortiers et des mitrailleuses lourdes des assaillants, selon Wassim Nasr, journaliste à France 24 expert des mouvements jihadistes.
🎥 Le point du correspondant régional de France 24 à la mi-journée
« Il y a des chars de l’armée malienne à certains points stratégiques de la ville de Kati, mais à la sortie nord de la ville, on voit des jihadistes à moto qui sont toujours là », explique Serge Daniel, le correspondant régional de France 24, à la mi-journée. Retrouvez son intervention en cliquant sur la vidéo ci-dessous.
L’UA condamne « fermement » des attaques exposant les civils à des « dangers importants »
L’Union africaine (UA) « condamne fermement » les attaques menées samedi par des groupes armés au Mali dans la capitale et plusieurs localités à travers le pays, estimant qu’elles « risquent d’exposer les populations civiles à des dangers importants ».
« Le président de la Commission (de l’UA) condamne fermement ces attaques qui risquent d’exposer les populations civiles à des dangers importants », indique un communiqué de l’organisation panafricaine.
🎥 « Le Jnim et le FLA ont des ennemis communs mais des agendas différents »
Jean-Hervé Jezequel, directeur du projet Sahel à l’International Crisis Group, s’exprime sur l’antenne de France 24 au sujet des attaques coordonnées au Mali.
La montée en puissance du Jnim, un danger pour la région entière
Le Jnim ne s’arrêtera pas aux frontières du Mali, du Burkina Faso et du Niger selon le chercheur Thomas van Linge, qui souligne que ce groupe a gardé une idéologie de jihadisme transnational.
Le Sahel, une région minée par les rébellions jihadistes
Cette carte de septembre 2025 diffusée sur les réseaux sociaux montre bien la prégnance des rébellions jihadistes, ou nationaliste dans le cas du Front de libération de l’Azawad (FLA), au Sahel.
L’Union africaine apporte son soutien au gouvernement malien
Le point du correspondant de France 24 sur la situation au Mali
Serge Daniel, correspondant régional de France 24, fait le point sur la situation au Mali. À 11 heures locales, la situation était toujours confuse à Kati, près de Bamako, le siège de la junte.
Des assaillants étaient très présents dans les rues de Gao et de Kidal.
« D’après mes informations, les jihadistes du Jnim et les rebelles du Front de libération de l’Azawad sont sur le même terrain et il y a des passerelles entre eux », explique le journaliste sur les réseaux sociaux.
L’armée malienne affirme que la situation est « sous contrôle » après les attaques perpétrées à Bamako et dans d’autres villes
« Les opérations de ratissage continuent, la situation est sous contrôle », a écrit l’état-major de l’armée malienne dans un nouveau communiqué.
Les rebelles touaregs du FLA revendiquent avoir pris la ville clef de Kidal dans le Nord
Les rebelles touaregs maliens du Front de libération de l’Azawad (FLA) revendiquent avoir pris le contrôle samedi de la ville clef de Kidal, dans le nord du Mali, après avoir attaqué cet ex-bastion de leur rébellion qui était jusqu’ici occupé par l’armée malienne et des militaires russes.
« La ville de Kidal est passée sous contrôle de nos forces armées », a écrit le groupe FLA dans un message sur Facebook.
« Nos troupes du FLA contrôlent Kidal, l’essentiel de Kidal. Le gouverneur de Kidal s’est réfugié avec ses éléments au sein de l’ex-camp de la Minusma », la mission de l’ONU, a déclaré à l’AFP, Mohamed Elmaouloud Ramadane, porte-parole des rebelles maliens. L’AFP n’était pas en mesure immédiatement de vérifier cette revendication de source indépendante.
Le FLA est une coalition de groupes armés indépendantistes à dominante touarègue créée en novembre 2024, qui revendiquent le territoire de l’Azawad dans le nord du pays.
Le groupe a perdu le contrôle de plusieurs localités du Nord fin 2023 après une offensive de l’armée malienne et des mercenaires russes qui avait culminé par la prise de Kidal, bastion de la revendication indépendantiste et enjeu de souveraineté majeur pour l’État central.
25/04/2026 – 13:26
« Les jihadistes du Jnim et les rebelles du FLA sont sur le même terrain », décrit notre journaliste Serge Daniel
La maison du ministre malien de la Défense Sadio Camara aurait été détruite à Kati, selon différentes sources
Cette vidéo partagée par notre journaliste Wassim Nasr sur X montre la maison du ministre malien de la Défense, Sadio Camara, détruite. « La maison de Sadio Camara, ministre de la défense, à Kati a été détruite et un hélicoptère a été descendu à Gao », a déclaré une source privée citée plus tôt par note journaliste.
Le sort du ministre de la Défense, le général Sadio Camara, fait l’objet de vives spéculations. Selon des habitants, la résidence du ministre a été le théâtre d’une forte explosion qui a causé d’importants dégâts matériels, détruisant une grande partie du bâtiment.
Si des rumeurs persistantes font état de blessures potentielles du haut gradé, son entourage immédiat a formellement démenti ces allégations. Selon ses proches, le général Camara se trouvait hors de son domicile au moment de la déflagration et serait « sain et sauf ».
Le Front de libération de l’Azawad (FLA) déclare avoir pris le contrôle de plusieurs positions à Kidal et Gao
Mohamed Elmaouloud Ramadane, porte-parole du Front de libération de l’Azawad (FLA), une alliance rebelle à dominante touarègue, a déclaré sur les réseaux sociaux que ses forces avaient pris le contrôle de plusieurs positions à Kidal et Gao. Reuters n’a pas pu vérifier cette information de manière indépendante.
Quatre sources au sein de la sécurité ont indiqué que la branche régionale d’Al Qaïda, Jama’at Nusrat al-Islam wal-Muslimin (Jnim), était également impliquée dans les attaques de samedi.
Le Jnim, qui organise fréquemment des attaques contre des installations militaires dans une grande partie du Mali, n’a pas revendiqué dans l’immédiat l’attaque signalée par l’armée malienne. L’État islamique dans la province du Sahel (ISSP) n’a pas non plus revendiqué cette attaque.
L’armée malienne décrit des combats en cours avec des « groupes terroristes » à Bamako et dans plusieurs localités
Des combats étaient en cours samedi à la périphérie de la capitale malienne Bamako et dans plusieurs localités dans l’intérieur du pays entre militaires et « groupes terroristes » ayant attaqué notamment des casernes, a annoncé l’armée malienne dans un communiqué, ajoutant qu’une riposte s’organise.
Source:
www.france24.com



