Stéroïdes anabolisants, antidouleurs, compléments alimentaires… Le dopage chez les sportifs sous la loupe des chercheurs

A quelques semaines des controversés Enhanced Games, compétition sportive inédite qui verra s’affronter à Las Vegas (Etats-Unis), le 24 mai, des athlètes aux performances boostées par la prise de substances normalement interdites, l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) a publié, le 24 avril, une expertise collective sur « le dopage et les pratiques dopantes en milieu sportif ».

Commandée par le ministère des sports, cette photographie panoramique, assortie de recommandations, s’est fondée sur l’analyse de la littérature scientifique internationale des dix dernières années, soit plus de 3 800 articles et documents. Les 12 experts ont exploré le phénomène tant chez les sportifs de haut niveau, soumis à une forte pression de performances, que parmi les amateurs, souvent moins informés des risques. Le manque d’études chez les para-athlètes et chez les femmes est pointé.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Les Enhanced Games, un laboratoire de l’« humain amélioré » accusé d’être une compétition de sportifs dopés

D’emblée, les auteurs du rapport soulignent que les chiffres disponibles sur l’ampleur du phénomène sont parcellaires. « La plupart des études s’intéressent aux données issues des contrôles antidopage, réalisés par des laboratoires accrédités, qui sont publiées annuellement depuis 2003 », précisent-ils. La pertinence des données prises seules est donc discutable car, « en plus de ne concerner que des sportifs impliqués dans des compétitions de niveau international, elles incluent aussi les résultats d’analyses “anormaux” relevant d’un usage thérapeutique légitime et ne préjugent pas de la nature volontaire ou non du dopage ».

Stéroïdes anabolisants en tête

Ces limites étant posées, la prévalence globale du dopage dans le sport de haut niveau serait inférieure à 5 %. Le taux de violation de ces règles, selon l’Agence mondiale antidopage (AMA), est, quant à lui, inférieur à 1 % , et concerne en premier lieu les sports dits « de force » : haltérophilie, lutte, boxe… Dans le milieu amateur, la consommation de substances visant à améliorer les performances irait de 2 % à 39 %, selon des enquêtes européennes.

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Source:

www.lemonde.fr

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