"L’Union africaine doit rassembler tous ses enfants", dit le chef de la diplomatie du Burundi

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Dans un entretien accordé à France 24, le ministre des Affaires étrangères du Burundi, Édouard Bizimana, revient sur la visite du président burundais au Burkina Faso, auprès du chef de la junte Ibrahim Traoré. Il explique que l’objectif était que « tous les pays africains puissent être réintégrés » à l’Union africaine. Concernant la situation à l’est de la RDC et à la frontière avec le Burundi, « la situation sur le terrain n’a pas beaucoup changé », selon lui, et il reste « des efforts à faire pour opérationnaliser l’accord » de paix signé entre Félix Tshisekedi et Paul Kagamé à Washington.

Dans un entretien accordé à France 24, le ministre des Affaires étrangères du Burundi, Édouard Bizimana, revient sur la visite du président burundais au Burkina Faso, auprès du chef de la junte Ibrahim Traoré. Il explique que l’objectif était que « tous les pays africains puissent être réintégrés » à l’Union africaine. Concernant la situation à l’est de la RDC et à la frontière avec le Burundi, « la situation sur le terrain n’a pas beaucoup changé », selon lui, et il reste « des efforts à faire pour opérationnaliser l’accord » de paix signé entre Félix Tshisekedi et Paul Kagamé à Washington.

Le président burundais Évariste Ndayishimiye, également président en exercice de l’Union africaine et envoyé spécial de l’UA pour le Sahel, s’est rendu au Burkina Faso cette semaine pour y rencontrer le chef de la junte Ibrahim Traoré. Interrogé sur cette rencontre avec le putschiste, dont le pays ainsi que le Mali et le Niger, est toujours suspendu de l’Union africaine, Édouard Bizimana a déclaré que ce n’était « pas une légitimation, mais dans le souci de les accompagner dans le processus pour que ces pays puissent rentrer dans la normalité ».

Il a ajouté que le président burundais était également disposé à se rendre au Mali et au Niger dans le même but, voire même à réintégrer ces pays dans l’Union africaine. « Le Burundi veut que tous les pays africains puissent être réintégrés et faire partie de l’organisation parce qu’ensemble, nous sommes forts et si nous nous mettons dans la logique de fragmentation, le continent ne pourra pas avancer ».

Alors que le président Ndayishimiye a félicité le capitaine Ibrahim Traoré pour son engagement pour la paix et la stabilité dans son pays, ce dernier a récemment déclaré « La démocratie, ce n’est pas pour nous ». « La démocratie, c’est un processus et dans chaque pays, chaque peuple doit se l’approprier », se contente de commenter Édouard Bizimana.

« Nous sommes prêts à endiguer toute tentative d’invasion vers le Burundi »

Au sujet de la situation à l’est de la République démocratique du Congo, à la frontière avec le Burundi, et de l’accord de paix signé entre Félix Tshisekedi et Paul Kagamé à Washington, Édouard Bizimana a expliqué que « la situation sur le terrain n’a pas beaucoup changé parce que les violences continuent. Il y a encore des efforts à faire pour opérationnaliser l’accord, l’appliquer concrètement », notamment par rapport aux réfugiés qui entrent au Burundi et à la sécurité aux frontières.

Alors qu’au mois de décembre, le groupe rebelle du M23 a pris la localité d’Uvira qui est proche de Bujumbura, la plus grande ville du Burundi, Édouard Bizimana a écarté toute menace contre le pays : « Nous sommes bien organisés, nous suivons la situation de près et nous sommes prêts à endiguer toute tentative d’invasion vers le Burundi ». « L’intégration régionale avait été perçue comme une solution à tous les problèmes que nous avons. Nous sommes toujours dans cette voie d’encourager le dialogue et renforcer la coopération régionale », a-t-il ajouté.

« Nous allons nous concentrer sur l’essentiel : faire avancer l’Union africaine avec des projets concrets et stabiliser la région. Tous les efforts du Burundi s’inscrivent dans cette logique », a également rappelé Édouard Bizimana, en réponse à une déclaration de Paul Kagamé qui avait affirmé que si le mandat d’Évariste Ndayishimiye à la tête de l’Union africaine était positif, ce serait une bonne chose. Mais que dans la cas contraire « nous nous en occuperons le moment venu ». 

Enfin, interrogé sur le soutien du Burundi à la candidature de l’ancien président sénégalais Macky Sall au poste de secrétaire général de l’ONU, malgré l’opposition du Sénégal et de plusieurs autres pays africains, il a commenté que « Macky Sall est en compétition, c’est un fils du continent. S’il est élu, c’est un candidat pour l’Afrique. Et s’il n’est pas élu, c’est le meilleur qui aura gagné ».


Source:

www.france24.com

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