« Depuis un mois, tous les lundis, en comité social et économique, on compte les départs de salariés. Nous en sommes déjà à 44 », soupire Emmanuel Miocque, délégué syndical CFDT à l’usine de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) du fabricant de véhicules militaires Arquus (ex-Renault Trucks Defense). Le site, qui comptait initialement 250 employés dont 74 intérimaires et 16 consultants, subit la réduction du contrat de maintenance des camions Renault GBC 180 de l’armée de terre.
En janvier, la direction de l’industriel, racheté à Volvo en 2024 par le groupe belge John Cockerill, tablait sur un lot de 96 GBC à rénover en 2026. Quelques semaines plus tard, la commande a été divisée quasiment de moitié (52 camions), conséquence des contraintes budgétaires de l’armée en matière de maintenance de ses matériels.
« C’est un accident de parcours, mais on va continuer à développer le site », a assuré, à la presse locale, Emmanuel Levacher, PDG d’Arquus, en visite à Saint-Nazaire, le 2 avril. « La direction n’a rien anticipé et nous nous sentons déconsidérés au moment où l’on augmente le budget des armées », regrette cependant M. Miocque, qui craint des mesures de chômage partiel après les vacances d’été. La direction du groupe, qui s’est rapprochée du ministère des armées, espère trouver une solution d’ici là. Un transfert d’activités de maintenance d’autres sites d’Arquus, notamment celui de Garchizy (Nièvre), serait aussi une possibilité.
Il vous reste 73.46% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Source:
www.lemonde.fr



