Statue de Jésus profanée au Liban : Israël admet la responsabilité d'un de ses soldats

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Le calme reste précaire depuis l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu, ce vendredi, entre Israël et le Hezbollah. Une photographie en particulier a déclenché une vive polémique : on y voit un soldat en uniforme israélien détruire à coups de masse une statue de Jésus crucifié. Si l’armée israélienne a depuis confirmé l’authenticité du cliché, l’acte soulève des questions sur le respect du droit international en zone de conflit.

Après avoir déclenché une enquête sur la photo virale, Israël a rapidement confirmé l’authenticité du cliché. Dans un communiqué, le porte-parole de l’armée confirme que l’auteur est bien un israélien déployé dans le sud du Liban. Il affirme par ailleurs que les troupes « aideront la communauté à remettre la statue en place », tout en assurant qu’elles n’ont aucune intention de viser des infrastructures religieuses.

Benyamin Netanyahou s’est dit « stupéfait et attristé » par cette profanation, promettant des sanctions disciplinaires. Dans le même communiqué, le Premier ministre israélien mentionne que les chrétiens seraient mieux traités en Israël que partout ailleurs au Moyen-Orient. Une rhétorique nuancée par les médias locaux comme l’Orient Le Jour, qui rappellent que des incidents similaires (profanations de monastères ou de statues de saint Georges) ont été documentés par exemple à l’automne 2024.

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Un village dans la « zone tampon »

La statue a été localisée dans le village chrétien de Debl, au sud du Liban, à proximité de la « ligne bleue ». En effet, en comparant le cliché viral avec des photos publiées sur les réseaux sociaux en 2021, on retrouve les mêmes éléments caractéristiques : le grillage, la disposition des pierres ou encore un arbre spécifique.

Selon plusieurs témoignages de résidents, la statue se trouvait dans le jardin d’une propriété privée. Si la municipalité a confirmé la présence du crucifix, elle n’a pas pu constater l’étendue des dégâts pour des raisons de sécurité. Malgré le cessez-le-feu, les troupes israéliennes opèrent toujours autour de Debl, qui fait partie de la « zone tampon » visible sur une carte publiée par Israël ce dimanche.

Un possible crime de guerre ?

Selon un avocat se basant sur le Statut de Rome qui régit la Cour pénale internationale, l’incident serait un crime de guerre. En effet, son article 8 définit comme crime de guerre le fait de « diriger intentionnellement des attaques contre des bâtiments consacrés à la religion », à condition qu’ils ne soient pas des objectifs militaires.

Mais ce texte n’est pas applicable : ni Israël, ni le Liban ne l’ont ratifié. La CPI n’est donc pas compétente pour juger ces faits. Une situation qui a poussé des ONG comme Human Rights Watch à appeler le Liban à ratifier le Statut de Rome au plus vite, afin de permettre aux victimes d’obtenir réparation.

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Source:

www.france24.com

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