La controverse s’installe autour du Réseau européen contre le racisme. Cinq députés européens dénoncent les agissements de cette organisation active à Bruxelles et demandent une réaction du Parlement européen. Parmi eux, Céline Imart et François-Xavier Bellamy affirment être visés par une campagne de stigmatisation, dans un climat politique marqué par une attention accrue portée aux relais d’influence au sein des institutions de l’Union.
Le cœur du différend concerne la place occupée par certaines associations dans l’écosystème bruxellois, où les ONG participent régulièrement aux consultations, aux événements institutionnels et aux débats publics. Les élus mettent en cause un réseau qu’ils jugent trop installé dans les cercles européens et évoquent, dans leur critique, la question sensible des liens idéologiques attribués à des mouvances comme les Frères musulmans. L’ENAR, de son côté, se présente comme une organisation engagée contre le racisme et les discriminations, un champ d’action reconnu dans les politiques européennes.
Céline Imart et François-Xavier Bellamy saluent également la fin de subventions publiques versées de longue date à ces associations. Cette décision donne une portée institutionnelle au dossier, au-delà de la seule polémique entre élus et acteurs associatifs. À Bruxelles, le financement des organisations non gouvernementales reste un sujet de vigilance récurrent: il concerne à la fois la transparence de l’utilisation des fonds, l’indépendance des bénéficiaires et la cohérence entre les objectifs affichés et les actions menées.
Cette affaire intervient dans un contexte européen où la lutte contre le racisme demeure un axe important de l’action publique, tout en suscitant des débats sur les méthodes employées par certains acteurs de la société civile. Pour les députés à l’origine de la démarche, l’enjeu est de clarifier les relations entre institutions et organisations militantes. Pour le Parlement européen, la question porte désormais sur l’équilibre entre soutien aux initiatives antidiscriminatoires et contrôle politique des partenariats noués dans son environnement direct.




