Une campagne de Sciensano suscite la réaction de l’EMB et du CIB

Une campagne de sensibilisation sur la consommation de drogues en Belgique a provoqué une réaction de l’Exécutif des Musulmans de Belgique (EMB) et du Conseil de Coordination des Institutions Islamiques de Belgique (CIB), qui ont diffusé un communiqué daté du 15 avril 2026 pour dénoncer le choix d’un visuel représentant une femme portant le voile.

Dans ce communiqué, les deux institutions disent exprimer leur « incompréhension profonde » et leur « indignation » à la suite de la diffusion d’une campagne de sensibilisation consacrée à la consommation de drogues. Elles estiment que le choix de cette image soulève des questions sur « la pertinence du message » ainsi que sur « la rigueur et la responsabilité attendues d’un organisme scientifique de référence ».

L’EMB et le CIB considèrent que l’association entre l’image d’une femme voilée et une campagne portant sur les stupéfiants constitue, selon leurs termes, un « contresens manifeste ».

Les auteurs du communiqué rappellent que la religion islamique interdit la consommation de substances altérant les facultés mentales, y compris l’alcool et les drogues. Sur cette base, ils jugent incohérent de représenter, dans ce contexte, une personne identifiée visuellement à une pratique religieuse pour illustrer des comportements explicitement proscrits par cette même religion.

Le communiqué va plus loin en soutenant que ce choix de communication « rate totalement sa cible ».

Les deux organisations affirment que les problématiques liées à la consommation de drogues sont généralement liées à des facteurs socio-économiques et professionnels spécifiques, notamment à la capacité financière d’accès à ces substances. Elles estiment dès lors que le recours à l’image d’une femme voilée produit un message « déconnecté de la réalité ».

L’EMB et le CIB considèrent également que cette représentation peut être perçue comme alimentant des amalgames préjudiciables, dans un contexte qu’ils décrivent comme marqué par la montée de discours stigmatisants. Ils regrettent un manque de discernement et appellent à revoir les pratiques de communication afin de produire des campagnes « pertinentes, respectueuses et fondées sur des réalités objectives ».

Dans leur texte, les deux institutions affirment néanmoins leur disponibilité pour un « dialogue constructif » afin de contribuer à des initiatives de sensibilisation qu’elles souhaitent « efficaces, inclusives et respectueuses de l’ensemble des composantes de la société ».

Cette controverse intervient alors que les questions de représentation dans les campagnes publiques sont de plus en plus sensibles en Belgique, en particulier lorsqu’elles touchent à des sujets liés à la santé, à l’identité ou à la religion.

L’Inde déclare officiellement le virus Nipah et l’Asie réactive les contrôles type Covid: un signal d’alarme mondial

L’alerte est désormais officielle. Les autorités sanitaires de Inde...

George Orwell et ‘1984’ – Quand la censure devient totale

Dans son roman emblématique, George Orwell explore les dangers...

Algérie–Qatar : un rapprochement stratégique dans un contexte régional en mutation

La visite officielle à Doha du général d’armée Saïd...

40 choses à faire ce mois-ci

Nous pouvons recevoir une partie des ventes si...
Annonce publicitaire Dynamiques de paix dans le Caucase du Sud

Articles Similaires

Annonce publicitaire Isaac d'ArganIsaac d'Argan