Où peut-on déguster un déjeuner étoilé ? Se faire masser ? Admirer des œuvres d’art ? Chiner des vinyles rares ? Toutes ces questions sont solubles en une réponse : les boutiques de mode de luxe. Le secteur a toujours saisi l’importance de posséder des points de vente attractifs. Mais, depuis le début des années 2020, il est passé à la vitesse supérieure et cherche à concevoir des lieux de plus en plus spectaculaires.
En novembre 2025, Saint Laurent a inauguré avenue Montaigne, à Paris, une boutique de 1 100 mètres carrés où l’art et le design éclipsent presque les vêtements. On peut s’y étendre sur une méridienne de Paul Poiret ayant appartenu à Yves Saint Laurent et Pierre Bergé, apprécier une banquette dessinée par Charlotte Perriand en 1967 pour la résidence de l’ambassadeur du Japon à Paris, contempler une toile de Mark Bradford ou une sculpture de Jean-Luc Moulène – des œuvres prêtées par le collectionneur François Pinault (fondateur du groupe Kering, auquel appartient Saint Laurent).
Dans un genre différent, à l’été 2025, Vuitton a ouvert à Shanghaï un magasin en forme de paquebot monogrammé haut de 30 mètres. Sur 1 600 mètres carrés s’y déploient un espace d’exposition très instagrammable (mur de parfums, tunnel de malles…), une boutique de souvenirs, une autre d’articles de voyage avec moult options de personnalisation, et aussi un restaurant de cuisine fusion. Le 27 janvier 2026, Bernard Arnault, le PDG de LVMH (qui possède Vuitton), ouvrait la présentation des résultats annuels du groupe en soulignant le « très gros succès » que représentait ce lieu, avec sa fréquentation de 100 000 personnes par semaine.
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Source:
www.lemonde.fr



