Caracolant parfois au-dessus de la barre des 4 %, les taux de rendement 2025 des fonds en euros des plans d’épargne-retraite (PER) ont, a priori, toutes les raisons de séduire les souscripteurs, chaque année plus nombreux, de ces produits financiers (4,8 millions conquis fin septembre 2025 pour un encours sous gestion de 82,4 milliards d’euros selon les dernières données publiées par Bercy).
« L’an dernier, les fonds en euros de notre PER Matla ont délivré une performance nette de frais de 3,50 % qui, en tenant compte des bonus que nous proposons sur encours et versements pour les PER les plus dynamiques − au moins 50 % investis sur des supports diversifiés en unités de compte − a atteint dans certains cas 5,50 % », souligne-t-on, par exemple, chez BoursoBank, une banque en ligne où « la collecte de plans d’épargne-retraite a bondi de 50 % en un an ».
Selon France Assureurs, les fonds en euros captent plus de la moitié des encours des PER assurantiels (la forme la plus répandue des offres individuelles). Ils constituent donc un rouage central de cette épargne de très long terme qui, en contrepartie de son blocage jusqu’à la retraite (sauf accidents de la vie ou achat de son logement), profite de cotisations déductibles du revenu imposable. Pourtant, l’impact financier réel des fonds en euros est, pour l’épargnant, plus limité qu’on ne le pense.
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Source:
www.lemonde.fr



