C’est un beau butin, rassemblé dans un salon de l’hôtel Bouhier de Lantenay, siège de la préfecture de la région Bourgogne-Franche-Comté, à Dijon : un louis d’or de Louis XV (1736), un denier en argent de Trajan (98-117), un sesterce de Marc Aurèle (161-180), une monnaie d’Alexandre le Grand (IIIe siècle av. J.-C.), dix potins de l’époque gauloise, et bien d’autres monnaies anciennes, mais aussi une pointe de lance de l’âge du bronze, et des lots plus communs de boutons et de médailles, de bagues et de boucles de ceinture…
Au total, quelque 984 artefacts archéologiques – 519 monnaies anciennes, 465 objets divers. Le fruit d’une dizaine d’années d’activité d’un « détectoriste » résidant en Côte-d’Or. Ils ont été saisis par la brigade des douanes d’Auxerre, fin 2024, de même que ses détecteurs de métaux. « L’individu savait que cette pratique était interdite, il n’avait aucun justificatif pour la possession de ces objets, ce qui a conduit à une forte amende et à une saisie », indique Jean-Philippe Labattut, le directeur régional des douanes. Même si celles-ci ont l’occasion de traiter des affaires d’une tout autre envergure, parfois internationale, il évoque une opération « remarquable, d’une valeur estimée à plusieurs milliers d’euros ».
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Source:
www.lemonde.fr



