La dirigeante des Ecologistes, Marine Tondelier, s’est dite, vendredi 1er mai, « en colère » contre François Ruffin, lequel a, selon elle, « convoqué les sujets de l’extrême droite » en se disant « hostile à l’immigration de travail ».
« Une grosse partie du système médiatique essaie de prescrire des thèmes qui sont favorables à l’extrême droite. C’est le cas du thème de l’immigration, qui n’est pas le sujet principal qui touche le quotidien des Français », a développé sur Sud Radio Mme Tondelier, qui est engagée dans le processus de la primaire unitaire à gauche avec François Ruffin.
Plus tôt dans la semaine, François Ruffin, qui siège au groupe écologiste à l’Assemblée nationale, avait créé la polémique à gauche en se disant « hostile à l’immigration de travail ». « La France ne doit pas faire appel à des médecins algériens, tunisiens ou roumains », avait estimé le député de la Somme, ancien « insoumis ».
« Je ne veux pas que ce qu’on a fait hier sur l’industrie, sur les métallurgies, sur Renault, on le refasse aujourd’hui sur les services. (…) Je l’entends de la part d’entreprises, des maisons de retraite, d’auxiliaires de vie : “Bah voilà, on va faire appel à de la main-d’œuvre subsaharienne” », avait-il développé, tout en précisant : « En attendant, les médecins algériens, tunisiens, roumains qui travaillent dans notre pays, ils doivent avoir des pleins droits, ils doivent se sentir pleinement reconnus. »
« Rouge-brun »
Ces propos avaient suscité de vives critiques de la part des anciens alliés « insoumis » de François Ruffin, toujours prompts à critiquer leur ancien camarade, qui a quitté le mouvement avec fracas en 2024 et à qui ils reprochent souvent de ne pas être assez engagé dans l’antiracisme, dont ils ont fait leur sujet de prédilection.
L’élu de Picardie a ainsi été notamment traité de « rouge-brun », ces communistes séduits par l’extrême droite nationaliste.
« Est-ce que je considère comme normal que la France ne forme pas ses propres médecins ? Que la France aille quelque part piller des talents sur lesquels des gouvernements à l’étranger ont investi du temps et de l’argent ? Non, je ne trouve pas ça normal », a argumenté le candidat à la présidentielle sur BFM-TV vendredi matin. « Je veux de l’accueil plein et entier pour les personnes qui se trouvent sur le territoire français. Mais non à une immigration excessive », a-t-il résumé.
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