L’Orchestre de l’Académie Sainte-Cécile de Rome affole le public de la Philharmonie de Paris

Salle comble à la Philharmonie de Paris qui accueillait, le 13 avril, l’un des fleurons de la vie musicale italienne, l’Orchestre de l’Académie Sainte-Cécile de Rome, sous la direction de son nouveau directeur musical depuis 2024, le Britannique Daniel Harding. Un public excité, où les interpellations joyeuses dans la langue de Dante fusent du parterre aux balcons. La formation romaine, fondée en 1908, est fière de son histoire qui vit défiler les compositeurs Mahler, Debussy, Stravinsky, les chefs d’orchestre Toscanini, Furtwängler, Karajan ou Bernstein. Chaque musicien porte sur lui ce côté un peu bravache de qui a conscience de sa valeur, comme le jeune violoniste prodige Andrea Obiso (il joue sur un Guarneri del Gesu de 1741), violon solo de l’orchestre dont les mouvements de tête et d’archet s’adressent autant à ses collègues qu’au chef et aux auditeurs.

Igor Levit arrive tout habillé de noir. Ni souliers vernis, ni queue-de-pie, le pianiste affiche une sobriété que l’on retrouvera dans un Concerto pour piano n °1 de Brahms privilégiant à l’ostentation virtuose la fusion chambriste avec l’orchestre. Il faut dire que la baguette de Daniel Harding a d’emblée donné le ton de l’introspection dans une introduction au tempo large et aux couleurs fondantes, chaque élément thématique semblant naître de la masse orchestrale. S’en dégage quelque chose de légèrement mystérieux, une houle à la surface de laquelle s’épanouissent d’étranges trilles. Le tragique ne claque pas : il s’impose des profondeurs. Igor Levit plongera ses mains dans la chair de la musique, délivrant chacun de ses solos dans le dialogue avec les musiciens. Et pourtant. Que de solitude dans cette tête baissée sur le clavier, cou tendu à se rompre, corps bandé, comme requis par l’accomplissement d’un rite ou d’un sacrifice.

Il vous reste 59.65% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.


Source:

www.lemonde.fr

L’Inde déclare officiellement le virus Nipah et l’Asie réactive les contrôles type Covid: un signal d’alarme mondial

L’alerte est désormais officielle. Les autorités sanitaires de Inde...

George Orwell et ‘1984’ – Quand la censure devient totale

Dans son roman emblématique, George Orwell explore les dangers...

Algérie–Qatar : un rapprochement stratégique dans un contexte régional en mutation

La visite officielle à Doha du général d’armée Saïd...

40 choses à faire ce mois-ci

Nous pouvons recevoir une partie des ventes si...
Annonce publicitaire Dynamiques de paix dans le Caucase du Sud

Articles Similaires

Annonce publicitaire Isaac d'ArganIsaac d'Argan