La toute-puissance de la Chine : des batteries au nucléaire, des médicaments innovants aux additifs alimentaires, des TGV à l’IA

La Chine ne se contente plus d’assembler des iPhone ou de fabriquer des médicaments génériques pour l’ensemble de la planète. Elle verrouille les piliers de l’économie de demain. Intelligence artificielle (IA) industrielle, robotique, batteries, biotechnologies, énergie renouvelable ou nucléaire : partout elle s’évertue à contrôler l’ensemble de la chaîne de valeur. Pour s’imposer sur tous ces fronts à la fois, Pékin applique une recette simple mais implacable : recherche massive, subventions publiques ciblées vers les secteurs stratégiques et verrouillage des matières premières-clés. Les économies avancées ayant externalisé leurs productions depuis les années 1990 découvrent avec inquiétude leur dépendance envers la Chine sur presque toutes les technologies à venir.

Une domination sans partage dans la voiture électrique

En 2025, les marques chinoises contrôlaient environ deux tiers des ventes mondiales de véhicules électriques. Et en 2026, si le marché intérieur des voitures 100 % électriques se rétracte – en partie à cause de la fin progressive des subventions à l’achat –, leurs exportations explosent. Ces dernières ont doublé en un an, atteignant 183 000 unités sur le seul mois de mars. Cui Dongshu, secrétaire général de la Fédération chinoise des constructeurs de voitures individuelles, prévoit qu’entre 2026 et 2028, les exportations de voitures électriques chinoises vers l’Union européenne (UE) connaîtront un taux de croissance annuel moyen de 20 %. BYD, numéro six mondial, s’est doté de sa propre flotte de cargos pour exporter lui-même un million de voitures par an.

Une étude de l’Agence internationale de l’énergie, mise à jour en novembre 2025, indique que les coûts de production de véhicules électriques en Chine demeurent inférieurs de 30 % à ceux des usines des économies les plus avancées. Le salaire ouvrier n’est pas le facteur principal. Chez Nio à Hefei, XPeng à Canton ou BYD à Zhengzhou, tout ou presque est automatisé. Des bras-robots soulèvent et pivotent des carcasses d’acier prises en charge par d’autres robots soudeurs, tandis que des chariots autonomes leur apportent capots, coffres, pare-brise et portières. Des scanners 3D vérifient la moindre anomalie. Une poignée de jeunes ouvriers silencieux ajoutent les joints ainsi que les clignotants, et branchent les capteurs de ces véhicules, agrippés à des rails progressant lentement jusqu’à la sortie. La Chine disposait en 2025 de 229 constructeurs automobiles pour 1,21 million de salariés à la fabrication. 34,5 millions de voitures sont sortis de leurs usines.

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Source:

www.lemonde.fr

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