Ali Zbir, le parcours d’un Marocain engagé
Président de l’Organisation de l’Unité nationale des Marocains du monde, Ali Zbir appartient à cette génération d’acteurs associatifs qui ont choisi de faire de leur attachement au Maroc un engagement quotidien. Établi en Allemagne et actif depuis de longues années dans les réseaux associatifs euro-marocains, il a progressivement construit un parcours tourné vers la défense des droits des Marocains résidant à l’étranger, leur représentation institutionnelle et le renforcement de leurs liens avec la mère patrie. Titulaire d’un niveau d’études universitaires, marié et père de six enfants, il met volontiers en avant les valeurs familiales, la transmission entre les générations et la nécessité de préserver l’identité marocaine au sein des sociétés d’accueil. Son cheminement témoigne d’une volonté constante de relier l’expérience de la diaspora aux préoccupations politiques, économiques et sociales du Royaume.
Un homme de terrain au service de l’intérêt général
Bien avant sa candidature politique, Ali Zbir s’est distingué par un travail de proximité mené auprès des Marocains du monde. Son engagement public est documenté depuis au moins 2014, lorsqu’il intervenait comme président du Mouvement Médiateur Al Jaliya, une structure établie à Bruxelles et mobilisée autour de la reconnaissance des droits de la diaspora. En 2016, il présidait une conférence de presse consacrée à « la diaspora et l’enjeu d’octobre 2016 », au cours de laquelle il défendait la participation des Marocains résidant à l’étranger aux élections nationales, conformément aux avancées de la Constitution de 2011. Cette continuité illustre le profil d’un homme qui ne s’est pas contenté de commenter les difficultés de la diaspora, mais qui a cherché à les placer au centre du débat public et institutionnel.
Son action s’est poursuivie à travers l’Observatoire euro-marocain de la migration, qu’il a également présidé. Dans cette fonction, Ali Zbir a contribué à l’organisation de rencontres réunissant responsables associatifs, experts, journalistes, universitaires et acteurs politiques. Ces échanges ont porté sur la représentation des Marocains du monde, leur participation au développement du Royaume, l’investissement, les services administratifs et consulaires, ainsi que leur contribution à la défense des intérêts nationaux à l’étranger. Au fil des années, il a ainsi développé une connaissance concrète des attentes de la diaspora, mais également des obstacles qui peuvent freiner sa pleine participation à la vie nationale.
Une mobilisation constante en faveur des Marocains du monde
En septembre 2022, Ali Zbir a notamment présidé à Rabat une rencontre de réflexion consacrée à une nouvelle approche de mobilisation des Marocains du monde en faveur des causes nationales. Il y a insisté sur la capacité de la diaspora à contribuer à la diplomatie citoyenne, en complément de l’action officielle du Royaume, grâce aux relations humaines, professionnelles et institutionnelles qu’elle entretient dans ses pays de résidence. La même année, il proposait la mise en place d’un mécanisme permettant aux Marocains établis à l’étranger de faire entendre leur voix au Parlement, notamment à travers une représentation adaptée au sein de la seconde Chambre.
En juillet 2025, il a participé à Rabat à un forum national consacré à l’avenir politique des Marocains du monde, à leurs droits constitutionnels et à leur intégration dans la vie publique marocaine. Quelques semaines plus tard, il intervenait à Settat dans le cadre d’une conférence nationale portant sur la contribution de la diaspora au développement économique, social et culturel du Royaume. À travers ces différentes rencontres, Ali Zbir a défendu une même conviction : les Marocains du monde ne doivent pas être considérés uniquement sous l’angle de leurs transferts financiers, mais comme des citoyens à part entière, porteurs de compétences, d’expériences, de réseaux internationaux et d’une réelle capacité de proposition.
L’Organisation de l’Unité nationale, l’aboutissement d’un long engagement
Le 6 décembre 2025, Ali Zbir a été élu à la présidence de l’Organisation de l’Unité nationale des Marocains du monde, à l’issue de son assemblée générale constitutive organisée à Rabat. Cette responsabilité constitue l’aboutissement d’un engagement commencé bien des années auparavant au sein de différentes structures associatives. L’organisation entend fédérer les compétences marocaines établies à l’étranger, coordonner leurs initiatives et créer un canal de communication avec les institutions du Royaume. Elle se donne également pour mission de défendre les droits de la diaspora, d’accompagner ses projets et de promouvoir une participation plus forte des MRE au développement national.
En août 2026, Ali Zbir a participé à la deuxième édition du Forum international des Marocains du monde, organisée à Larache. Dans une déclaration rapportée par l’agence MAP, il a rappelé les liens profonds qui unissent les Marocains de l’étranger à leur pays d’origine et souligné l’importance des dispositifs qui leur sont consacrés, notamment l’opération Marhaba et la Journée nationale du migrant. Cette présence régulière dans les rencontres nationales confirme un engagement qui ne s’exerce pas uniquement depuis l’étranger, mais également sur le terrain au Maroc, au contact des institutions, des acteurs locaux et de la société civile.
Un attachement revendiqué au Maroc et à la monarchie
Ali Zbir revendique un profond attachement à son pays, à son unité territoriale et à la monarchie marocaine. Ses prises de parole publiques mettent régulièrement en avant les liens entre la diaspora, la patrie et le Trône alaouite. Il considère les Marocains du monde comme des relais essentiels de l’image du Royaume et comme des acteurs susceptibles d’expliquer les positions marocaines au sein des sociétés européennes. Son engagement associe ainsi la défense des droits de la diaspora à celle des grandes causes nationales, dans une conception où l’action associative devient aussi un instrument de mobilisation citoyenne et de rayonnement du Maroc.
Cet attachement ne se résume pas, chez lui, à une déclaration de principe. Il s’exprime dans sa participation aux conférences, dans ses interventions médiatiques et dans sa volonté de rapprocher les Marocains de l’étranger des institutions nationales. Ali Zbir défend une approche fondée sur la loyauté envers le Royaume, la préservation de son unité et le soutien à la monarchie comme institution centrale de la stabilité marocaine. Il estime également que cet attachement doit s’accompagner d’un dialogue exigeant sur les droits politiques, la représentation et les difficultés administratives rencontrées par les Marocains du monde.
De l’engagement associatif à la candidature politique
La candidature d’Ali Zbir sous les couleurs du Parti du progrès et du socialisme marque une nouvelle étape dans son parcours. Après des années de mobilisation associative, il choisit désormais d’investir le terrain électoral afin de transformer son expérience en action politique. Cette évolution apparaît comme le prolongement d’un travail effectué auprès des citoyens, des familles de la diaspora, des associations et des institutions. Elle traduit aussi sa volonté de porter les préoccupations sociales et territoriales au-delà des conférences et des déclarations publiques.
Candidat annoncé du PPS dans la circonscription locale de Jerada, Ali Zbir entend mettre sa connaissance des réalités migratoires au service des habitants et de l’action publique. Pour cet homme de terrain, le passage à la politique représente moins une rupture qu’une continuité : celle d’un engagement commencé dans la société civile et désormais appelé à se confronter aux exigences de la représentation élective. Son principal défi consistera à convertir les revendications qu’il porte depuis plusieurs années en propositions réalisables, adaptées aussi bien aux besoins de la population locale qu’aux attentes des Marocains établis à l’étranger.
Le choix du PPS et d’une sensibilité sociale
Le choix du Parti du progrès et du socialisme correspond à la dimension sociale qu’Ali Zbir souhaite donner à sa candidature. Formation historique de la gauche marocaine, le PPS trouve ses origines dans le Parti communiste marocain, créé en 1943. Après l’expérience du Parti de la libération et du socialisme, il adopte son appellation actuelle en 1974 sous la conduite d’Ali Yata. Aujourd’hui dirigé par Mohamed Nabil Benabdallah, le parti, traditionnellement associé au symbole du Livre, affirme défendre la justice sociale, la dignité, l’égalité, les libertés, la démocratie et la consolidation de l’État social.
Le PPS accorde une attention particulière aux catégories populaires et aux citoyens confrontés à la précarité, aux inégalités territoriales et aux difficultés d’accès à l’éducation, à la santé, à l’emploi et aux services publics. Cette orientation rejoint les préoccupations exprimées par Ali Zbir au cours de son expérience associative. Les Marocains du monde qu’il a accompagnés connaissent eux aussi les difficultés de l’éloignement, de la représentation, des démarches administratives et du maintien des relations familiales et économiques avec leur pays d’origine. Sa candidature cherche ainsi à créer un lien entre les valeurs sociales revendiquées par le PPS et les réalités observées sur le terrain.
Aux côtés de Mohamed Nabil Benabdallah
La photographie réunissant Ali Zbir et Mohamed Nabil Benabdallah illustre son inscription dans la dynamique du PPS. Réélu secrétaire général du parti lors de son onzième congrès national en novembre 2022, Mohamed Nabil Benabdallah demeure une figure importante de la gauche marocaine. Sous sa direction, le PPS revendique une opposition constructive, attentive à la situation des catégories les plus vulnérables, au renforcement des services publics et à l’amélioration de la gouvernance démocratique.
Pour Ali Zbir, rejoindre cette formation signifie inscrire son parcours personnel dans un projet politique structuré. Son expérience auprès de la diaspora peut offrir au parti une connaissance supplémentaire des enjeux migratoires et des attentes des Marocains établis à l’étranger. En retour, le PPS lui fournit un cadre politique dans lequel il pourra défendre ses priorités sociales, territoriales et citoyennes.
Une candidature appelée à l’épreuve du terrain
Le parcours d’Ali Zbir témoigne d’un engagement ancien, marqué par la création et la présidence de structures associatives, l’organisation de conférences et la participation à de nombreux débats sur l’avenir des Marocains du monde. Il s’est progressivement imposé comme un interlocuteur présent sur les questions de migration, de représentation politique, de développement et de diplomatie citoyenne.
Sa candidature ouvre désormais une nouvelle séquence. Elle soumet son engagement associatif à l’épreuve du suffrage, du programme et de la responsabilité politique. Homme marié et père de six enfants, Ali Zbir entend également faire de son expérience familiale une source de sensibilité aux questions de jeunesse, d’éducation, de cohésion sociale et de transmission. De l’action associative à la compétition électorale, son ambition est désormais de transformer une présence constante sur le terrain en une capacité d’action au sein des institutions marocaines.



